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Montpellier SupAgro (2015)

Apports de la biologie moléculaire à la systématique, biogéographie et écologie des espèces euroméditerranéennes du genre Eupelmus - implications pour leur utilisation en lutte biologique

Al Khatib Fadel

Titre : Apports de la biologie moléculaire à la systématique, biogéographie et écologie des espèces euroméditerranéennes du genre Eupelmus - implications pour leur utilisation en lutte biologique

Auteur : Al Khatib Fadel

Etablissement de soutenance : Montpellier SupAgro

Grade : Doctorat : Ecosystèmes et sciences agronomiques 2015

Résumé
Le genre Eupelmus Dalman (Chalcidoidea : Eupelmidae : Eupelminae) comprend des ecto-parasitoïdes s’attaquant essentiellement aux stades larvaires et nymphaux de divers insectes holométaboles. Jusqu’à présent, la systématique du genre Eupelmus restait mal résolue compte tenu des données limitées et restreintes à la morphologie et de l’absence de révisions taxonomiques récentes, fiables et globales. Dans ce contexte, de nombreuses questions se posent concernant (i) la pertinence de la classification infra-générique actuelle du genre Eupelmus ; (ii) le statut taxonomique des certaines espèces décrites ; (iii) la fiabilité des informations écologiques telles que la gamme d’hôtes et la distribution géographique et, donc, (iv) la compréhension des processus de spécialisation écologique et du rôle potentiel de certaines espèces d’Eupelmus comme auxiliaires de lutte biologique. Cette thèse a donc eu pour objectif d’aborder l’ensemble de ces questions en utilisant, à des fins de phylogénie et de taxonomie, une approche intégrative combinant des données moléculaires (ADN mitochondrial et nucléaire) et morphologiques. Les résultats obtenus concernant les relations phylogénétiques infra-générique montrent que l’arrangement du genre Eupelmus en trois sous-genres (Eupelmus, Episolindeliaet Macroneura), ne peut pas être retenu et que ce genre devrait etre subdivisé en une douzaine de groupes d’espèces. De plus, l’étude de la taxonomie de deux complexes (ensemble d’espèces morphologiquement proches), les complexes “urozonus” et “vesicularis”, met globalement en évidence une diversité insoupçonnée dans la zone Euro-méditerranéenne et plus d’une dizaine d’espèces ont été découvertes et décrites comme de nouvelles espèces à l’occasion de ces travaux. D’une façon générale, les caractères morphologiques, les marqueurs nucléaires et les marqueurs mitochondriaux se sont révélés relativement concordants sauf au sein du complexe vesicularis qui présente une divergence plus marquée au niveau d’ADN mitochondrial. Dans le cadre particulier du groupe urozonus, ce travail de thèse nous a également permis d’étudier l’évolution de la spécificité d’hôtes en lien avec une phylogénie moléculaire multi-locus relativement bien résolue et une estimation de la longueur d’ovipositeur, un caractère morphologique susceptible d’expliquer l’accès aux hôtes. D’une façon générale, les analyses comparatives révèlent que la spécificité d’hôtes n’est pas contrainte par la phylogénie. Nous observons ainsi des spectres d’hôtes très contrastés entre des espèces phylogénétiquement très proches. De même, la longueur d’ovipositeur, qui semble un caractère très labile à cette échelle, ne semble pas déterminer le spectre d’hôtes. L’ensemble des résultats obtenus ont finalement été utilisées de façon à mieux comprendre le rôle potentiel de certaines espèces d’Eupelmus sur des insectes ravageurs, la mouche de l’olive Bactrocera oleae et le cynips du châtaignier Dryocosmus kuriphilus.

Présentation (Agritrop/CIRAD)

Version intégrale ( 36 Mb)

Page publiée le 13 mars 2017