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2012

Préservation des moyens de subsistance des peuples pasteurs (Ethiopie)

Ethiopie

Entraide Protestante Suisse (EPER)

Titre : Préservation des moyens de subsistance des peuples pasteurs (Ethiopie)

Pays : Ethiopie

Date : 2012

Localisation : Ethiopie, Etat d’Oromia, district de Shashamene

N° de projet EPER : 706.368

Contexte
En 2011, la Corne de l’Afrique, dont l’Ethiopie fait partie, a été touchée par l’une des pires sécheresses des 20 dernières années. Selon le réseau de systèmes d’alerte précoce international FEWSNet, qui mesure les risques de crises alimentaires, 4,5 millions de personnes ont été touchées rien qu’en Ethiopie. A Borana, les éleveurs ont perdu près de 80% de leur bétail. Ce n’est qu’à la fin de 2012, soit 15 mois plus tard, que la situation a commencé à s’améliorer et que l’EPER a pu mettre un terme à son aide alimentaire. Cette catastrophe a incité la population de Borana à mieux se préparer aux futures sécheresses. Le présent projet soutient les efforts fournis dans ce sens.

Objectifs
Dans la région de Borana, la surexploitation des ressources naturelles et la pénurie de terres fertiles comptent parmi les principaux problèmes auxquels la population est confrontée. Le projet vise à favoriser l’exploitation écologique de deux bassins hydrographiques de plus de 3500 hectares. Les sols, les pâturages, les forêts sèches et l’eau de ces zones doivent permettre à quelque 6700 personnes et à leurs troupeaux de subvenir à leurs besoins, même en périodes de grave sécheresse. Le projet mise sur une agriculture respectueuse de l’environnement, plus précisément sur la production de miel – lequel est apprécié jusque dans la ville d’Addis Abeba, à 700 k de là – et d’herbes médicinales traditionnelles. La production doit être suffisante pour qu’une partie puisse être vendue sur le marché local. Le projet encourage également l’échange de savoir.

Bénéficiaires
La région de Borana compte de nombreux peuples pasteurs, ainsi que des familles qui ont commencé il y a quelques dizaines d’années à cultiver des haricots et du maïs sur de petites parcelles. Les bassins hydrographiques de Dikicha et Garduba abritent quelque 6700 personnes. Le marché le plus proche pour vendre des poules, des chèvres ou des produits laitiers se trouve à 17 km de là. Plus de 60% de la population n’a jamais été scolarisée. L’organisation partenaire de l’EPER sélectionne des familles prêtes à jouer un rôle de modèle et à participer à des travaux communautaires. En matière d’élevage de poules, le projet cible tout particulièrement les femmes, car cette activité relève traditionnellement de leur responsabilité.

Activités
Le projet est principalement axé sur les mesures de protection contre l’érosion des sols. Des arbres résistants à la sécheresse sont plantés sur les versants escarpés et au début des fossés d’érosion. Des terrasses et des barrières de pierres sont mises en place pour contenir les flots après de fortes précipitations. Pour protéger les forêts, l’on fabrique des fours consommant peu de bois. Les organisations partenaires aident les éleveurs de bétail à constituer des réserves de fourrage et apprennent aux agriculteurs à régénérer les sols au moyen de compost et d’engrais verts. Les puits et les réservoirs d’eau ensablés sont nettoyés et leurs structures renforcées. Pour éviter aux familles touchées par la sécheresse de s’enliser dans la pauvreté, le projet encourage les activités génératrices de revenu, comme la production et la commercialisation de miel, d’œufs et de plantes médicinales. Des excursions sont régulièrement organisées dans des plantations modèles de la région. En collaboration avec des universités et des instituts de recherche, les publications et le matériel pédagogique dédiés à la protection du climat sont actualisés et adaptés aux conditions locales

Partenaires  : OSHO (Oromo Self Help Organisation) et GPDI (Gayo Pastoralist Development Initiative)

Budget 2016 : CHF 500 000.–

Présentation : HEKS/EPER

Page publiée le 25 mars 2017, mise à jour le 15 avril 2018