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2014

Approvisionnement en eau et sanitaires pour neuf villages (Niger)

Niger

Entraide Protestante Suisse (EPER)

Titre : Approvisionnement en eau et sanitaires pour neuf villages (Niger)

Pays : Niger

Date : 2014

Localisation : Niger, région de Maradi, département de Mayayi, district de Kananbakaché

N° de projet EPER : 756.353

Contexte
Au Niger, l’accès à l’eau est problématique : il n’y a pas suffisamment de points d’eau pour le bétail et dans les villages, l’approvisionnement en eau potable et l’hygiène ne sont pas assurés. En raison de cette situation, les éleveurs nomades abreuvent leur bétail aux puits villageois. Mais souvent, les agriculteurs sédentaires leur interdisent l’accès à ces puits par peur que le bétail ne saccage leurs champs. A cela s’ajoute que les puits villageois ne sont pas adaptés à de grands troupeaux. Cette situation provoque des conflits récurrents entre agriculteurs sédentaires et éleveurs nomades. Afin d’y remédier, le gouvernement nigérien a promulgué en 1993 le « Code rural », une loi-cadre réglant les droits d’utilisation du sol par les populations sédentaires locales tout en garantissant des terres pour les éleveurs nomades. Les éleveurs de bétail et les agriculteurs définissent ensemble des « couloirs de passage » pour les troupeaux. Pour que ceux-ci soient effectivement empruntés par les éleveurs, il est essentiel que l’approvisionnement en eau y soit garanti. Avec 35 points d’eau le long des corridors, ce n’est actuellement pas encore le cas. Dans les villages aussi, l’accès à l’eau est précaire. Le présent projet a pour but d’améliorer l’approvisionnement en eau dans neuf villages du district de Kananbakaché. Ces villages disposent déjà d’un système central d’approvisionnement en eau, mais les écoles et les centres de soins n’y sont pas raccordés. Des latrines sont également nécessaires pour améliorer les conditions d’hygiène

Objectifs
Le projet améliore l’accès à l’eau des éleveurs de bétail nomades et de leurs troupeaux dans le département de Mayayi, ainsi que les conditions d’hygiène et l’accès à l’eau potable pour les habitantes et habitants de neuf villages. Un travail de lobbying est effectué pour que les communautés rurales puissent elles aussi bénéficier des stratégies nationales adoptées par l’Etat pour améliorer l’approvisionnement en eau, l’hygiène et les installations sanitaires

Bénéficiaires  : Le projet concerne environ 26 000 personnes (plus de 50% de femmes) et 6000 animaux. On distingue trois groupes de bénéficiaires. D’abord, des familles sédentaires qui cultivent les terres et possèdent un peu de bétail. Ensuite, les éleveurs de bétail établis dans la zone du projet, qui se déplacent avec leur troupeau une partie de l’année. Enfin, les éleveurs nomades qui ne vivent pas dans la zone du projet mais qui y transitent avec leurs troupeaux. Les écoles et les centres de soins de neuf villages bénéficient d’un meilleur accès aux latrines, aux installations sanitaires et à l’eau potable.

Activités
Il est prévu de construire six puits pour le bétail, d’une profondeur de 45 à 65 mètres et équipés d’abreuvoirs et d’un mur de protection pour empêcher l’eau d’être souillée. Les utilisateurs puisent l’eau à l’aide d’un bœuf. Pour chaque puits, un comité est constitué. Celui-ci est chargé de garantir une exploitation efficace et transparente des puits, et doit également assurer le maintien de bonnes conditions d’hygiène et de propreté aux alentours des puits. Dans neuf villages du district de Kananbakaché, le projet raccorde les écoles et les centres de soins au système local d’approvisionnement en eau, garantissant ainsi leur accès à l’eau potable. 234 latrines et 144 lavabos sont aussi fournis aux écoles et centres de soins. Des comités villageois spécifiquement créés dans ce but surveillent et régulent l’utilisation et l’entretien des latrines et des installations sanitaires. Parallèlement, le projet sensibilise la population villageoise, les élèves, le corps enseignant, le personnel médical et les patientes et patients aux règles d’hygiène et de santé.

Partenaires  : Zamtapo, Marad

Budget 2016 : CHF 270 000.–

Présentation : HEKS/EPER

Page publiée le 8 juillet 2017, mise à jour le 11 avril 2018