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2013

Promotion de l’agriculture biologique (Sénégal)

Sénégal

Entraide Protestante Suisse (EPER)

Titre : Promotion de l’agriculture biologique (Sénégal)

Pays : Sénégal

Date : 2013

Localisation : Sénégal, région de Niayes, district de Keur Moussa

N° de projet EPER : 764.302

Contexte
Dans la région côtière des Niayes, où la population vit principalement de la culture de fruits et de légumes, les sols étaient autrefois fertiles et les pluies abondantes. Mais depuis 1973, les périodes de sécheresse se multiplient, le niveau des nappes phréatiques baisse et une salinisation des sols est à craindre. Ces derniers sont en grande partie dégradés par le déboisement, les monocultures et l’emploi abusif d’engrais et de pesticides chimiques. Des habitants de Dakar et des entreprises agroalimentaires se pressent dans la région dans le but d’obtenir les droits d’exploitation de terres ou d’acheter ces dernières aux familles démunies. Celles-ci entrent dans un cercle vicieux de manque de moyens de production et d’endettement chronique.

Objectifs
Le projet vise à améliorer les conditions de vie de 770 producteurs de fruits et de légumes regroupés au sein de l’association Woobin dans le district de Keur Moussa, ce grâce à une gestion professionnelle des ressources et à la hausse de 10% du revenu des familles d’ici à 2016. Pour ce faire, le projet veut d’une part reboiser et revivifier les sols menacés d’érosion dans sept villages, et d’autre part favoriser l’accès à de nouveaux marchés et la professionnalisation des producteurs afin de leur permettre d’obtenir un meilleur prix pour leur marchandise

Bénéficiaires  : 8380 producteurs dans 27 villages du district de Keur Moussa

Activités
Dans sept villages, la population prend des mesures de lutte contre l’érosion sous la direction de deux spécialistes : construction de ceintures de pierres, plantation de haies et forage de bassins de collection d’eau de pluie en forme de demi-lunes. En trois ans, ces mesures doivent protéger 100 hectares de l’érosion et, à moyen et long termes, les rendre à nouveau fertiles. La population plante ensuite 30 000 arbustes et buissons. L’EPER et son organisation partenaire Enda Pronat aident les villageoises et villageois à obtenir des titres fonciers pour les surfaces revitalisées, ce afin de se protéger contre l’accaparement de terres. Parallèlement, des formations continues en gestion des ressources sont dispensées aux familles. Les autorités locales et les services de l’environnement sont eux aussi impliqués, l’objectif étant de réunir l’ensemble des acteurs et instances autour d’une convention environnementale. Ce document signé par tous garantirait le respect et la mise en œuvre d’une gestion durable des ressources. Mais auparavant, un travail important de sensibilisation et de persuasion est encore nécessaire. Le partenaire du projet conseille les membres de l’association Woobin et les accompagne dans ce processus. Pour pouvoir obtenir un prix équitable pour leurs fruits et légumes et améliorer leur revenu, les agriculteurs suivent une formation continue en commercialisation, créent leur propre entreprise, mettent en place un système interne de contrôle de la qualité et recherchent de potentiels acheteurs. De bons débouchés motivant d’autres producteurs à passer au bio, le projet les soutient et leur présente les méthodes de culture biologique.

Partenaires  : L‘organisation Enda Pronat (Protection Naturelle) est spécialisée dans l’agro-écologie et conseille les paysans en méthodes d’agriculture durable.

Budget 2016 : CHF 150 000.–

HEKS/EPER

Page publiée le 13 juillet 2017, mise à jour le 24 avril 2018