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Agence Nationale de la Recherche (France) Date non précisée

PHOENIX : Origine et évolution d’un agrosystème la culture en oasis au Moyen-Orient et en Egypte de l’âge du Bronze à l’époque islamique

Agrosystème Oasis

Agence Nationale de la Recherche (France)

Titre : PHOENIX : Origine et évolution d’un agrosystème la culture en oasis au Moyen-Orient et en Egypte de l’âge du Bronze à l’époque islamique

Région : Moyen-Orient et en Egypte

Référence projet : ANR-06-BLAN-0212

Date : Début et durée du projet scientifique - 36 mois

Programme ANR : Programme blanc (BLANC) 2006

Présentation
Le projet PHOENIX vise l’étude d’un système agraire particulier le bustan (en arabe) ou l’oasis - qui caractérise les régions arides du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Malgré son importance fondamentale dans l’économie de subsistance des sociétés traditionnelles, passées et présentes, l’histoire ancienne de cet éco-agro-système n’est que très peu connue. Par une approche résolument pluridisciplinaire, impliquant les Sciences Humaines et les Sciences de la Vie, nous cherchons, d’une part, à établir l’origine du bustan dans son contexte environnemental et socio-culturel et, d’autre part, nous nous intéressons à l’évolution et à la diffusion de cet agrosystème jusqu’au début de la période islamique au Moyen-Orient et en Egypte. Sont impliquées dans ce projet les disciplines suivantes : archéobotanique, morphométrie géométrique et archéogéographie. Le principe de l’oasis est celui d’une polyculture intensive et irriguée où arbres fruitiers et cultures vivrières annuelles sont regroupés dans un même espace. En plus de constituer la principale production, les palmiers dattiers, par leurs frondaisons, protègent les cultures plus basses. L’analyse des restes végétaux d’une dizaine de sites archéologiques du Moyen-Orient et de l’Egypte permettra d’identifier l’éventail des plantes cultivées et ainsi de reconstituer la composition et la structure de cet agrosystème « à étages » dans différents contextes biogéographiques et chronologiques. Trois disciplines archéobotaniques sont ici impliquées : l’anthracologie (charbons de bois), la carpologie (graines et fruits) et l’analyse des phytolithes. L’histoire de l’oasis est indissociable de celle d’un de ses principaux composants : le palmier dattier (Phoenix dactylifera) de la famille des Arecaceae. Par conséquent, une partie de ce projet est consacrée à l’étude cette espèce et à son évolution sous culture. L’application à grande échelle d’analyses morphométriques sur des graines et des phytolithes provenant de spécimens actuels ainsi que sur du matériel archéologique a pour but de mieux comprendre et d’interpréter les variations morphologiques rencontrées dans les assemblages archéobotaniques. Trois problématiques sont ainsi abordées : les relations entre différents morphotypes et les cultivars ou groupes de cultivars ; la distinction entre dattiers sauvages et cultivés ; la différenciation entre diverses espèces de Phoenix ayant pu exister de manière sympatrique dans certaines régions étudiées. Ecosystème artificiel, créé par l’homme, l’oasis a cependant toujours été tributaire des conditions climatiques, édaphiques et hydrologiques. Sa localisation dans le paysage et son évolution sont étroitement liés à ces facteurs. L’eau, en particulier, condition sine qua non de la culture en palmeraie, revêt ici une importance primordiale qu’il s’agisse de ressources naturelles (nappe phréatique proche de la surface, écoulement de type oued) ou artificielles (divers systèmes d’irrigation). L’articulation entre l’oasis et son environnement appartient plus particulièrement au domaine de l’archéogéographie. A ce titre, le projet PHOENIX propose une modélisation de l’occupation du sol dans le domaine oasien dans des contextes biogéographiques différents : en Oman, au Yémen et en Egypte, de l’Âge du Bronze au début de la période islamique. L’apparition des premières cultures d’oasis est liée à un contexte chrono-culturel particulier car l’Âge du Bronze est dans nos régions marqué par de profonds bouleversements tant dans la structure des sociétés que par l’intensification des échanges à longue distance. Les résultats archéobotaniques et archéogéographiques obtenus dans le cadre de ce projet permettront de compléter les données de l’archéologie traditionnelle et d’enrichir nos connaissances sur cette période dynamique ainsi que sur celles qui la suivent.

Coordinateur : CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE ILE-DE-FRANCE SECTEUR EST

Partenaires  : CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE ILE-DE-FRANCE SECTEUR EST ; CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE LANGUEDOC-ROUSSILLON

Financement Aide de l’ANR : 130 000 euros

Présentation (ANR)

Page publiée le 31 août 2017, mise à jour le 16 octobre 2017