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2014

Études de faisabilité pour le renforcement de la résilience aux changements climatiques du bassin du Limpopo au Mozambique

Mozambique

Titre : Études de faisabilité pour le renforcement de la résilience aux changements climatiques du bassin du Limpopo au Mozambique

Région / Pays : Mozambique

Durée : 2014 La durée totale du projet est de 36 mois, à compter de la date d’approbation

Contexte
En tant que pays riverain situé à l’extrémité inférieure du bassin du fleuve Limpopo, le Mozambique est confronté à d’énormes défis imputables à l’exploitation et à l’utilisation intensives de l’eau en amont, conjuguées aux variations hydrologiques croissantes et aux événements extrêmes aggravés par les changements climatiques. Les arrivées d’eau en saison sèche au Mozambique ont baissé et, parfois, le fleuve demeure sec, pour ainsi dire, pendant des périodes pouvant atteindre 8 mois par an. En outre, le cours inférieur du fleuve est sujet à des inondations très dévastatrices et en proie à des pertes considérables en vies humaines et en moyens de subsistance, l’infrastructure et les cultures ayant subi des dégâts au cours des dernières décennies. Par exemple, les inondations extrêmes de 2013 ont causé la mort de 40 personnes et affecté directement quelque 250 000 habitants, dont plus de 170 000 ont été déplacés. Les dégâts ont été estimés à environ 250 millions de $ EU. _ L’irrigation offre au Mozambique une opportunité considérable pour l’adaptation aux changements climatiques : différentes études ont estimé à 150 000-300 000 ha les potentialités du pays en termes de terres irrigables. À l’heure actuelle, outre les 25 000 ha affectés aux petits exploitants agricoles, les investisseurs privés sont en train d’irriguer environ 10 000 ha et d’aménager environ 50 000 ha. Ceci se traduira par un total d’environ 90 000 ha, ce qui constitue la superficie irrigable maximum avec le seul ouvrage de stockage disponible à l’heure actuelle, le barrage de Massingir situé sur le Rio dos elefantes, un affluent du fleuve Limpopo. D’autres investisseurs ont manifesté de l’intérêt pour l’aménagement de nouveaux périmètres dans le moyen Limpopo, si l’eau est disponibl

Descriptif
Le présent projet vise à renforcer la résilience aux changements climatiques dans le bassin du Limpopo. Il pourrait être exécuté grâce à la création d’une capacité de stockage d’eau multifonctionnelle (à Mapai ou ailleurs dans le bassin) qui constituerait une importante réponse à long terme aux défis liés à la variabilité hydrologique et aux changements climatiques. Il permettrait de mettre en valeur les ressources hydroélectriques, contribuant ainsi à l’atténuation des effets des changements climatiques. Cependant, il y a lieu de comparer cette option promue par le gouvernement aux solutions de rechange, afin de s’assurer qu’elle constitue la meilleure solution sur les plans technique, économique, social et environnemental. Les bénéficiaires du projet seront les populations de la province de Gaza (environ 1,4 million d’habitants), en particulier celles qui vivent dans la partie mozambicaine du bassin du Limpopo, soit au total quelque 572 000 habitants. Le projet contribuera à la sécurité alimentaire et au développement socioéconomique du pays. _ La planification, le financement et la construction d’un grand barrage nécessitent que l’on résolve plusieurs problèmes sociaux, environnementaux, techniques et économiques par le truchement d’une série complète d’études de faisabilité, pour lesquelles le Gouvernement mozambicain sollicite un don de la Facilité africaine de l’eau, complété par un financement du Fonds d’assistance au secteur privé en Afrique (FAPA).
Les études de faisabilité adopteront une approche par étape, afin de permettre une prise de décision stratégique tant sur la solution la plus appropriée que sur les voies et moyens connexes, avant de passer aux étapes suivantes. Les principales composantes du projet sont indiquées ci-après : i) Évaluation de préfaisabilité et prise de décision stratégique ; ii) Études de faisabilité ; iii) Études environnementales et sociales ; iv) Études sur le développement de l’irrigation ; v) Faisabilité des partenariats public-privé (PPP) et stratégie de financement ; et vi) Gestion, communication, consultations et suivi du projet, y compris le Comité de sûreté du barrage (CSB). Le projet utilisera les résultats préliminaires du Plan directeur de lutte contre les inondations du Limpopo financé par la Banque mondiale, en particulier pour la définition des scénarios à évaluer à l’étape de la préfaisabilité.

Financement : Le montant total des coûts estimatifs du projet, y compris les aléas, s’élève à 4 506 540 euros, dont 3 423 750 euros seront financés par un don FAE, 713 790 euros par le FAPA et 369 000 euros par le GoM..

Facilité africaine de l’eau (FAE) / African Water Facility

Page publiée le 2 août 2017