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Université Ferhat Abbas de Sétif (2015)

Etude de la biodiversité faunistique et péri- urbaine de la ville de Sétif

Gourari Bariza

Titre : Etude de la biodiversité faunistique et péri- urbaine de la ville de Sétif

Auteur : Gourari Bariza

Université de soutenance : Université Ferhat Abbas de Sétif

Grade : Magistère en Biologie Spécialité : Écologie urbaine 2015

Résumé
La biodiversité faunistique urbaine et périurbaine porte sur la ville de Sétif. Huit stations de la ville de Sétif recensée sur 8 stations visitées à savoir : jardin Emir Abdelkader, parc d’attraction, jardin Tlidjène, jardin El Hidhab, jardin Maabouda, la ripisylve de l’Oued Bousselam, la retenue collinaire de Zaïri (Ouricia), la retenue collinaire Oum Snibet (Mahdia) ont été choisies pour l’étude. Ce travail cherche à inventorier les espèces et identifier les variables environnementales des communautés animales afin de proposer quelques solutions sur les corridors écologiques et évaluer l’intérêt de l’écosystème urbain et périurbain sur la faune. L’analyse de la composition fonctionnelle des communautés faunistiques en relation avec la tolérance au milieu urbain et l’étude faunistique à permis de mettre en évidence une homogénéisation biotique par l’urbanisation en particulier les oiseaux. La répartition des insectes en ville et la fragmentation du paysage qui constitue une barrière à leur dispersion, ainsi que les communautés des mammifères, sont liées à des variations de la végétation des boisements, indépendamment de leur localisation urbaine ou périurbaine. A partir de ces résultats, il apparait qu’il ya des espèces "urban avoiders" qui deviennent des espèces "urban exploiters" comme (Falco peregrinus, Streptopelia decaocto) ou bien "urban adapters" comme (Ciconia ciconia). Ceci pour satisfaire aux besoins écologiques et trophiques (régime alimentaire, fréquentation des milieux). L’étude de la reproduction (cycle biologique, choix des sites des colonies et des nids, succès reproducteurs), nous a permis de constater la présence d’oiseaux dans les zones périurbaines (Tadorna tadorna, Tadorna ferrugina, Oxyura leucocephala) et pour les zones suburbaine le mammifère (Vulpes zerda) tandis que les insectes certaines espèces sont considérées come non urbaines et ont été observées dans les villes, cas de Locus classicus, Ocneridia volxemi. Après une enquête auprès de plus de 500 maisons à travers la ville de Sétif, nous avons constaté que beaucoup de personnes avait au moins un animal à la maison (tortue, chat..).Un prélèvement de 3300 individus répartis en 14 groupes zoologiques (212 familles, 665 genres, 50 ordres) a été répertorié. Sur les 665taxa faunistiques, 340 taxa (51.12%) sont des invertébrés, 325taxa (48.87%) sont des vertébrés et 23 taxa (3.34%) appartiennent à d’autres classes ou embranchements : les Oligochètes, les Mollusques. La richesse spécifique est assez importante au niveau les zones périurbaines, nous pouvons citer les retenues collinaires de Zaïri et Oum Snibet où 610 espèces ont été relevées et les zones suburbaines, la Ripisylve de l’Oued Bousselam, Maabouda où 491 espèces ont été prélevées. Il est fort possible que cette richesse soit due à la biodiversité floristique et surtout arbustives. Par contre les zones du centre urbain, Parc d’attraction, Emir Abdelkader, seules 361 espèces ont été rencontrées.

Mots Clés : Ville, Setif, Faune, urbanisation.

Version intégrale

Page publiée le 19 octobre 2017, mise à jour le 15 janvier 2018