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Université Hassiba Benbouali de Chlef (2017)

Evolution de la qualité géochimique des eaux souterraines utilisées dans l’irrigation et leur impact sur la dégradation des sols de la plaine du Bas-Chéliff

BRADAÏ, ABDELHAMID

Titre : Evolution de la qualité géochimique des eaux souterraines utilisées dans l’irrigation et leur impact sur la dégradation des sols de la plaine du Bas-Chéliff

Auteur : BRADAÏ, ABDELHAMID

Université de soutenance : Université Hassiba Benbouali de Chlef

Grade : Doctorat en Sciences 2017

Résumé
Dans la plaine du Bas-Chéliff (nord-ouest de l’Algérie), caractérisée par un climat semiaride et une forte évapotranspiration, le recours à l’irrigation de la majorité des cultures est indispensable. Depuis une vingtaine d’années, la pénurie d’eau allouée à l’agriculture a contraint les agriculteurs à privilégier l’utilisation des eaux souterraines de qualité médiocre. Ce recours s’est accentué ces dernières années qui ont vu surtout la détérioration du réseau de distribution collectif des eaux d’irrigation. La cartographie de la salinité des eaux souterraines de la plaine du Bas-Chéliff a montré l’état avancé de la vulnérabilité de ces eaux à la salinité où plus de 60% de la superficie de la nappe présente une CE > 3 dS/m. L’emploi du krigeage d’indicatrices a permis d’améliorer la cartographie de la salinité des eaux souterraines du Bas-Chéliff par une meilleure évaluation des superficies en optimisant les estimations des valeurs extrêmes souvent males estimées par le krigeage ordinaire. L’évaluation de la qualité des eaux souterraines de la plaine du Bas-Chéliff par rapport au processus hydrogéochimique qui contrôle sa charge ionique et son aptitude à être utilisée à des fins agricoles a montré que les eaux les plus diluées sont susceptibles de précipiter des sels à base d’éléments divalents (Ca et Mg) sous forme de calcite, gypse et dolomie. Cela va donner plus de mobilité au sodium qui risque d’être fixé sur le complexe d’échange provoquant ainsi une dégradation des sols irrigués. Le concept d’alcalinité résiduelle généralisée, plus simple, a confirmé ces résultats. Les eaux a alcalinité résiduelle calcite, sépiolite, gypse positive sont celles qui provoquent des dégradations des sols irrigués. La partie expérimentale réalisée au cours cette étude a montré que la concentration d’une eau du RSC1>0 provoque une augmentation du SAR, à la fois dans les sols à texture équilibrée ou argileuse, alors qu’elles ne montrent pas de risque de sodisation selon les méthodes de classification classiques telles que celle de Richards (1954). Le concept d’alcalinité résiduelle constitue un indicateur de la qualité des eaux souterraines d’irrigation, alors que le SAR peut ne pas l’être dans certains cas particuliers, c’est-à-dire lorsque le signe du AR est positif. Enfin, les différents résultats expérimentaux et théoriques ont montré des risques élevés liés à l’utilisation des eaux souterraines pour l’irrigation des sols dans la plaine du Bas-Chéliff. Par ailleurs, les aptitudes agronomiques des sols se trouvent menacés, ce qui peut être un facteur déterminant dans la subsistance et la viabilité de l’agriculture dans la plaine.

Présentation

Version intégrale (4,10 Mb)

Page publiée le 18 octobre 2017