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Universite de Moncton (2011)

La contribution des associations de femmes au développement durable au Burkina Faso

Guindon, Corinne

Titre : La contribution des associations de femmes au développement durable au Burkina Faso

Auteur : Guindon, Corinne

Etablissement de soutenance : Universite de Moncton

Grade : Maîtrise 2011

Résumé
Cette recherche exploratoire a pour objectif de comprendre les contributions de cinq associations de femmes au développement durable (DD) dans les villages de Koumbili et de Siéna ainsi que dans leurs chefs-lieux respectifs Pô et Toma au Burkina Faso. Dans le cadre de cette recherche, le concept du DD se définit en fonction de ses dimensions environnementale, socioculturelle et économique. De plus, il s’étudie à partir du rapport qu’il entretien avec le milieu associatif féminin au Burkina Faso. Notre recherche repose sur cinq études de cas : 1) l’Association des mères éducatrices (AME) à Koumbili ; 2) l’Association des mères éducatrices (AME) à Siéna ; 3) l’Association Di San Daani à Koumbili ; 4) la Fédération provinciale des productrices de beurre de karité à Pô et  ; 5) le Groupement féminin Konkudoè à Toma. La collecte de données s’est effectuée lors de rencontres collectives et individuelles avec les membres de ces associations de femmes et avec d’autres informateurs-clés du ’ministère de laPromotion de la femme (MPF)’, du ’ ministère de l’Environnement et du cadre de vie (MECV),’ du ’ Centre international pour l’éducation des filles et des femmes en Afrique de l’Union africaine (UA/CIEFFA)’ et de la ’Direction pour la promotion de l’éducation des femmes et des filles (DPEF).’ Nos données révèlent que les associations de femmes au Burkina Faso sont confrontées à des défis organisationnels et institutionnels, ainsi qu’à des enjeux socioculturels importants. La présence de ces Associations dans les villes et les villages ciblés révèle une féminisation de la pauvreté qui s’avère le produit d’une division sexuelle du travail, d’une non-reconnaissance des responsabilités domestiques féminines et d’une inégalité des chances liée à l’éducation, à l’emploi, au salaire et aux droits fonciers. Tous ces enjeux entraînent une précarisation des modes de vie des populations qui incitent les associations de femmes à lutter pour leur survie en menant des activités environnementales, sociales et économiques. Les cinq Associations de femmes étudiées sont porteuses d’une vision intégrée et collective de l’action. Elles s’engagent dans des activités de production et de commercialisation qui répondent aux besoins immédiats et futurs des populations. Leurs initiatives uniques d’entraide et de partage telles les jardins communautaires et les cantines scolaires reposent sur un intérêt socioécologique marqué qui contribue à l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la santé. C’est par le biais de ces initiatives d’intérêt social qui reposent sur la transmission de valeurs nouvelles, la collaboration et dans certains cas sur la sensibilisation, l’éducation et l’alphabétisation, que les Associations de femmes s’engagent dans un processus de mise en valeur de la femme et dans la promotion du DD à Koumbili, Siéna, Pô et Toma. La Fédération provinciale des productrices de beurre de karité sert de cas exemplaire pour démontrer l’influence que peuvent avoir les associations de femmes sur le développement local, l’épanouissement des collectivités et la promotion du DD.

Présentation (Amicus)

Version intégrale

Page publiée le 4 octobre 2017, mise à jour le 9 février 2018