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Conservatoire national des arts et metiers - CNAM (2017)

Associations et révolution au prisme du local : le cas de Tozeur en Tunisie

Tainturier Pierre

Titre : Associations et révolution au prisme du local : le cas de Tozeur en Tunisie

Associations and revolution "in the village" : the case of Tozeur in Tunisia

Auteur : Tainturier Pierre

Etablissement de soutenance : Conservatoire national des arts et metiers - CNAM

Grade : Docteur du Conservatoire National des Arts et Métiers 2017

Résumé
La Tunisie est passée d’un régime autoritaire à un régime pluraliste et libéral. Pour autant, est ce que les associations tunisiennes ont changé leur rapport au politique ? A partir d’une étude monographique à Tozeur dans le sud tunisien, le présent travail de recherche appréhende les processus de politisation à travers l’action et l’engagement associatif et leur évolution après ce qu’il est commun d’appeler la « révolution ». La politisation est appréhendée à travers une triple approche. La première porte sur les trajectoires individuelles de l’engagement et les formes d’imbrication ou de rupture avec les carrières militantes de type partisan. La deuxième porte sur les modalités de participation à la construction et la production de l’action publique. La troisième sur le niveau de prise en compte des rapports sociaux de domination.En régime autoritaire, les associations représentaient soit un instrument du système clientélaire de parti unique, soit un espace politique de substitution faisant l’objet d’une politique de domestication. Dans ce contexte, les associations ont été largement absentes de la dynamique insurrectionnelle. Néanmoins, la révolution a contribué à bouleverser le cadre institutionnel. L’institutionnalisation de la participation de la société civile relève d’un processus de normalisation de la logique révolutionnaire.Les associations se retrouvent alors au centre de la gestion politico-administrative du pouvoir local en étant un vecteur essentiel de production des notabilités locales. La promotion de la société civile et l’institutionnalisation des associations conduit paradoxalement à des formes de mise sous tutelle, non plus de l’Etat mais des organisations internationales, qui laissent peu de marges de manœuvre pour une co-construction de l’action publique. Dans ce contexte, si certaines associations sont porteuses d’un discours émancipateur à l’égard de groupes sociaux, elles contribuent malgré elle à des formes de reproductions des rapports sociaux inégalitaires.

Présentation (Archives Ouvertes)

Version intégrale (3,63 Mb)

Page publiée le 6 décembre 2017