Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Master → France → 1993 → Contribution à l’analyse de la motorisation conventionnelle dans l’ouest du Burkina Faso

ENSA Montpellier (1993)

Contribution à l’analyse de la motorisation conventionnelle dans l’ouest du Burkina Faso

Mourifie K.

Titre : Contribution à l’analyse de la motorisation conventionnelle dans l’ouest du Burkina Faso

Auteur : Mourifie K.

Etablissement de soutenance : ENSA Montpellier

Grade : Mastère Spécialisé Conférence des Grandes Ecoles : Développement Rural et Projets 1993

Résumé
En l’absence de tout encadrement, la motorisation conventionnelle se développe dans l’ouest du Burkina Faso. Dans la province du Houet, des exploitants agricoles, des investisseurs occasionnels, des entrepreneurs mécaniciens, des coopératives de production et quelques projets se sont équipés en matériel agricole, essentiellement d’occasion (81 pour-cent), et acheté le plus souvent au comptant (83 pour-cent). Le matériel est composé de 86 tracteurs, équipés de charrues à socs et de remorques effectuant principalement des travaux de labour et de transport. Malgré un taux relativement faible d’utilisation du matériel, les revenus nets d’exploitation sont excédentaires chez les différents types de propriétaires de matériel. Dans la catégorie des exploitants agricoles, les revenus sont au moins deux fois supérieurs à ceux des agriculteurs pratiquant la motorisation intermédiaire. L’introduction de la motorisation conventionnelle intervient en général sur les cultures pratiquées dans la région sans en modifier le choix ni les techniques culturales. Mais elle permet l’augmentation des revenus et une meilleure qualité de travail grâce à un bon enfouissement des résidus de récolte et des adventices. La maintenance du matériel repose essentiellement sur des garages privés. Face à des concessionnaires presque inexistants, ce sont des commerçants détaillants, importateurs qui assurent l’approvisionnement en pièces détachées (le plus souvent d’occasion). La motorisation conventionnelle dans la zone apparaït, dans les conditions actuelles d’utilisation comme économiquement rentable pour les propriétaires de matériel. Un marché potentiel existe. L’adoption de certaines mesures d’accompagnement donnerait plus d’atouts à la dynamique de développement de ce secteur. Les classes aux revenus nets d’exploitations moyens pourraient améliorer leurs performances et garantir la reproductibilité de leur système

Mots-clés : BURKINA FASO ; MECANISATION ; AGRICULTURE ; TRACTEUR ; PROPRIETE FONCIERE ; SYSTEME DE PRODUCTION

Présentation (CIHEAM-IAMM)

Page publiée le 17 mai 2018