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Université Montpellier (2017)

Spécificité des pollinisateurs et des odeurs des figues, variation et conséquences pour la diversification dans le mutualisme Ficus-pollinisateurs

Xiaoxia Deng

Titre : Spécificité des pollinisateurs et des odeurs des figues, variation et conséquences pour la diversification dans le mutualisme Ficus-pollinisateurs.

Auteur : Xiaoxia Deng

Université : Université Montpellier

Discipline : Ecologie et Biodiversité

Sous la direction de : Finn Kjellberg

Résumé
Il y a environ 1000 espèces de Ficus dans le monde distribuées à travers les tropiques. L’interaction entre les insectes des figues (Agaonidae) et leurs figuiers hôtes (Ficus, Moraceae) constitue un exemple remarquable de mutualisme obligatoire de pollinisation. La co-évolution a permis beaucoup d’adaptations réciproques et ont permis la diversification. Les odeurs florales sont reconnues comme un élément clé pour l’attraction des pollinisateurs, surtout pour les plantes qui ont un petit nombre d’espèces pollinisatrices, qui contribuent à l’isolement reproducteur de la plante. Dans le mutualisme figuier-pollinisateurs, le mélanges de composés organiques volatiles émis par les figues de plus de 40 espèces ont été étudiées, et leur rôle dans l’attraction des pollinisateurs spécifiques a été montré par des piégeages sur le terrain et par des tests de l’laboratoire. Il est généralement accepté que la spécificité dans les interactions figuiers pollinisateurs est généralement médiée par des signaux volatiles espèce spécifiques. Au cours de la dernière décade, des études ont montré qu’il y avait un mimétisme chimique entre sexes chez les Ficus dioïques, mais la variation géographique des odeurs et les variations entre différentes espèces de Ficus en présence ont été moins étudiées. De plus les variations saisonnières et géographiques de la communication chimique ont été très peu étudiées. Alors que la pollinisation espèces spécifique a été perçue comme un système simple limitant les introgressions interspécifiques, il y a de nombreux exemples d’erreurs de pollinisateurs. Le niveau d’isolement entre espèces sympatriques engagées dans un mutualisme obligatoire de pollinisation dépend de la fréquence et des conséquences de visites croisées de fleurs entre espèces. Il y a des données montrant que sur des iles F. hispida et F. fistulosa forment en populations naturelles des hybrides avec F. septica. Il y a aussi une série d’indices suggérant qu’il existe des échanges de pollinisateurs entre F. triloba et F. hirta. De plus alors que les grands figuiers monoïques sont souvent homogènes sur de grandes surfaces, les figuiers dioïques semblent plus structurés. Dans de telles situations on peut s’attendre à une variation géographique du signal et de sa perception par les insectes. Comprendre l’intensité de la différentiation des odeurs de figues réceptives entre espèces mais aussi au sein des espèces, le rôle de la différentiation entre espèces d’insectes dans leur perception des odeurs et leurs conséquences sur l’hybridation interspécifique des figuiers est un enjeu majeur. L’objectif de la thèse est d’étudier une série de paires d’espèces apparentées de Ficus, établir les profils d’odeurs de leurs figues réceptives, déterminer s’il y a des traces d’introgression entre espèces apparentées, et analyser la réponse des insectes à différentes odeurs, celle de leur hôte localement, celles de leur hôte dans des populations éloignées et celles de figuiers apparentés. Les variations saisonnières seront également étudiées. L’ensemble constituera un cadre pour analyser les processus de diversification dans le mutualisme figuier-pollinisateurs et dans les mutualisme obligatoires de façon générale.

En préparation depuis le : 15-09-2017

Source : Theses.fr

Page publiée le 4 mai 2018