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Université de Ouagadougou (1993)

Les grands moulins du Burkina dans le processus de valorisation des ressources locales

Hema Bakary

Titre : Les grands moulins du Burkina dans le processus de valorisation des ressources locales

Auteur : Hema Bakary

Etablissement de soutenance : Université de Ouagadougou

Grade : Maîtrise de Géographie 1993

Résumé
Le phénomène d’industrialisation du Burkina Faso a conduit à la création d’industries légères, dont certaines se distinguent dans la valorisation des ressources agricoles. Les Grands Moulins du Burkina, l’une de ces industries de valorisation, fabriquent des produits boulangers et divers autres produits à base de blé et des céréales locales. conditions Implantée dans une région dont les agro-climatiques l’agriculture, conviennent au développement de l’industrie meunière du Burkina s’est donnée pour mission de couvrir les besoins nationaux en farine de froment, aliment de plus en plus consommé dans les villes et même dans les zones rurales. L’impact des GMB sur le développement national s’apprécie par la prolifération des boulangeries dans les villes, signe d’un accroissement de la consommation du pain de froment par la population. Cela s’est concrétisé par une forte demande de froment, entraînant l’installation aux GMB d’un deuxième moulin à blé et à maïs, accroissant ainsi la capacité de mouture de l’usine. Si la fabrication d’aliments à base de maïs aux GMB est une action salutaire, force est de constater que leur adoption par les ménages prendrait du temps,tant qu’ils ne seront pas de leurs habitudes de consommation et que les prix demeureront exorbitants. Une production industrielle de l’existence de masse aapp8re sources d’approvisionnement permanentes en céréales et un marché d’écoulement des produits important et régulier. fabriqués, Dans le cas des brisures et des semoules des GMB, seules les brasseries font des achats appréciables. L’immense majorité de la population ignore leur existence, du fait des faibles quantités produites et surtout des prix inaccessibles par les couches démunies. En toute évidence, les produits de la Minoterie sont quand même chers par rapport à ceux des pays voisins. L’industrie meunière gagnerait à s’adapter aux nouvelles donnes de l’économie nationale et internationale marquée par une récession généralisée et une révision des politiques de développement avec la substitution progressive du secteur privé à l’entreprise publique. Afin de se conformer à la logique économique qui se dessine, la Meunerie devrait réexaminer tout son système de production qui s’avère coûteux, consolidant par là sa place sur le marché national et pourquoi pas envisager une présence remarquable dans la sous-région !

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Page publiée le 20 avril 2018