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Université Catholique de Louvain (2015)

Création d’une entreprise sociale visant à récupérer les sols dégradés au Burkina Faso à l’aide de techniques agroécologiques innovantes

Collet, Sandrine — Nicolas Dufour — Rousseau, Aurélie

Titre : Création d’une entreprise sociale visant à récupérer les sols dégradés au Burkina Faso à l’aide de techniques agroécologiques innovantes

Auteur : Collet, Sandrine — Nicolas Dufour — Rousseau, Aurélie

Université de soutenance : Université Catholique de Louvain

Grade : Master Interdisciplinaire 2015

Résumé partiel
Le nombre de terres disponibles pour l’agriculture diminue, alors que la population à nourrir ne cesse de croître. La FAO a déclaré que l’année 2015 serait l’année internationale des sols en vue de sensibiliser les décideurs politiques à cette problématique et d’encourager les projets de gestion durable des terres. La situation des producteurs burkinabés de coton dont nous avons analysé l’ensemble de la filière de production et de transformation apparaît particulièrement fragile en raison de l’épuisement des sols. Nous avons mené une mission exploratoire sur place et rencontré les parties prenantes de l’ensemble de la filière du producteur au transformateur ainsi que des autorités publiques et associations encadrant la filière. Nous avons également eu des contacts avec des acteurs du financement par microcrédit sur place et en Belgique pour étayer nos hypothèses de collaboration. Le biochar en tant que solution agroécologique a été testé avec succès en serre à l’UCL. En proposant la création d’une entreprise à finalité sociale, notre équipe pluridisciplinaire de mémoire propose une alternative valorisant le coton bio en s’appuyant sur une gestion agroécologique adaptée. Dans ce cadre, trois services sont proposés à des groupements de producteurs de coton biologique (ou en cours de conversion bio) : des formations aux notions de base en gestion ainsi qu’un accompagnement technique visant à l’implémentation de pratiques agroécologiques innovantes et un accès facilité aux services de microfinance. Koobo dispensera des formations en gestion et en agroécologie permettant de professionnaliser les producteurs. Ces formations proposeront notamment des solutions agroécologiques sur mesure et seront données à une fréquence régulière qui sera déterminée de commun accord entre l’agronome et son groupement. Un accompagnement technique par des agronomes expérimentés sera assuré permettant d’apporter des solutions techniques adaptées aux situations spéciques rencontrées. Le financement des investissements nécessaires pour que les producteurs puissent exploiter leurs terres (p. ex. production et l’épandage de biochar) sera facilité grâce à un partenariat entre Koobo et une société spécialisée dans le microcrédit. Le plan financier qui résulte du business modèle est établi sur base de plusieurs scénarios basés sur différents paramètres et hypothèses, dont l’évolution du rendement à la tonne, le nombre de producteurs intéressés, le nombre de microcrédits alloués et le taux de crédits irrécouvrables. Les recettes opérationnelles seront assurées par une cotisation forfaitaire modeste payée par chaque producteur formé et assisté, une commission négociée avec les sociétés textiles et de confection, une commission d’intermédiation payée par l’organisme financier rémunérant notamment la prise de risque de Koboo. Les besoins de financement privés et publics complémentaires à mobiliser avant d’atteindre le seuil de rentabilité opérationnel ont été chiffrés sur base du scénario neutre. Sur cette base le break-even point serait atteint dans la onzième année de fonctionnement de l’entreprise. Les risques principaux ont été identifés dont notamment les incertitudes pesant sur le prix du coton sur les marchés internationaux, les risques sanitaires et/ou politiques. Une équipe de huit personnes sera progressivement mise en place pour laquelle les coûts salariaux et de fonctionnement ont été estimés sur base des standards actuels. La mise en oeuvre du projet requiert toutefois des analyses complémentaires permettant de valider les hypothèses de coûts, les améliorations de rendement estimées reposant sur la solution agroécologique d’une part, mais également sur l’amélioration des connaissances de gestion apportées par les formations et l’accompagnement technique.

Mots clés : Burkina Faso, Entrepreneuriat social, biochar, agroécologie, coton

Présentation

Version intégrale (14 Mb)

Page publiée le 25 janvier 2018