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Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (2016)

Effets des déjections de chenilles de karité (Cirina butyrospermii Vuillet , 1960) sur la fertilité du sol et la production du maïs dans l’Ouest du Burkina

Gnissien, Moussa

Titre : Effets des déjections de chenilles de karité (Cirina butyrospermii Vuillet , 1960) sur la fertilité du sol et la production du maïs dans l’Ouest du Burkina

Auteur : Gnissien, Moussa

Etablissement de soutenance : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso

Grade : Ingénieur du Développement Rural 2016

Résumé
La baisse de la fertilité des sols est un handicap majeur pour la productivité des sols tropicaux. En réponse à cette baisse de la fertilité, de nombreuses études ont montré l’importance de l’utilisation de la matière organique dans l’amélioration du niveau de fertilité de ces sols.Notre étude avait pour objectif d’analyser la perception des producteurs sur les chenilles de karité et les effets des déjections de ces chenilles sur la fertilité du sol et la production du maïs dans l’Ouest du Burkina Faso.La première phase de l’étude, consacrée à une enquête, a porté sur la perception des producteurs sur la contribution des chenilles de karité dans l’amélioration de la fertilité des sols et l’augmentation des productions des cultures.Les résultats de l’enquête ont montré que les chenilles de karité, à travers les déjections qu’elles rejettent dans les champs, améliorent la fertilité des sols et la production des cultures. Les producteurs enquêtés dans leur majorité (64,76 %) ont affirmé la possibilité d’utiliser les déjections comme fertilisants et ont proposé des techniques de collecte (collecte manuelle, creusage de trou de collecte) et modes d’apport (épandage et apport localisé) des déjections. La seconde phase a consisté en une étude expérimentale en milieu contrôlé sur l’effet des déjections sur la fertilité du sol et la production du maïs. Un dispositif expérimental complètement randomisé avec huit traitements en trois répétitions a été utilisé. TO : témoin absolu, Tl : déjections (1,5 TI ha), T2 : déjections (1,5 TI ha)+ NPK (150 kg ! ha), T3 : déjections (1,5 TI ha) + NPK (150 kgl ha)+ urée (50 kgf ha), T4 : déjections (5 TI ha), T5 : déjections (5 TI ha) + NPK (150 kgl ha), T6 : déjections (5 TI ha) + NPK (150 kgf ha) + urée (50 kgf ha), T7 : NPK (150 kgf ha) + urée (50 kgf ha). Les paramètres chimiques et l’activité respiratoire du sol ont été améliorésavec l’utilisation des déjections. Des augmentations des teneurs en carbone total de 63 % et 67, Il % et azote total de 41,38 % ; 52,87 % par rapport à TO ont été obtenues respectivement en T4 et T5 .par rapport à TO et de Les quantités de COz dégagé ont augmenté de 53,34 % et 73,49 % respectivement en T4 et T5 par rapport à TO. Les déjections ont également contribué à l’augmentation des rendements. Ainsi les rendements grains les plus élevés (123,64 ; 155,82 et 227,40 kg 1 ha) ont été respectivement obtenus en ’1’2, T5 et T3.Ces différents résultats obtenus au cours de notre étude montrent que les déjections pourraient contribuer à améliorer de façon écologique la fertilité des sols tropicaux et réduire les apports d’engrais chimiques àux cultures

Mots clés : perception paysanne, déjections de chenilles, fertilité du sol, rendement de cultures, Burkina Faso

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Page publiée le 23 décembre 2017