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Université Cheikh Anta Diop (UCAD) 2014

Distribution spatio temporelle des précipitations de 1951 à 2012 et ses effets sur l’agriculture : cas du département d’Oussouye

SANE, Balla Moussa

Titre : Distribution spatio temporelle des précipitations de 1951 à 2012 et ses effets sur l’agriculture : cas du département d’Oussouye

Auteur : SANE, Balla Moussa

Université de soutenance : Université Cheikh Anta Diop (UCAD)

Grade : Master II Ressources Environnement et Développement (RED) 2014

Introduction
L’évolution du temps au Sénégal est contrainte principalement par les facteurs géographiques et météorologiques. Mais, la littoralisation de sa partie occidentale (de Saint- Louis à Ziguinchor) et la continentalisation de l’intérieur de son territoire déterminent les conditions climatiques différentes entre ces deux grandes parties du pays. Les facteurs météorologiques ou aérologiques s’expriment par la circulation alternative de trois flux  : l’alizé, l’harmattan et la mousson (SAGNA, 2007). Ces différents facteurs combinés découpent l’année en deux saisons : une longue saison sèche parfois rigoureuse et une saison des pluies relativement courte. C’est d’ailleurs, pendant cette courte période pluviométrique que se mènent les activités agricoles dans la quasi-totalité du territoire sénégalais notamment dans le département d’Oussouye. En hiver boréal, tout le territoire sénégalais est parcouru par l’alizé de type 1 (alizé maritime) issu de l’anticyclone des Açores, et l’alizé de type 2 (alizé continental), connu sous le nom de l’harmattan venant de la cellule anticyclonique saharo-libyenne. En été boréal, c’est la mousson atlantique en provenance de l’anticyclone de Sainte Hélène qui s’installe progressivement de mai à août. En août, tout le pays est couvert par la mousson. C’est en ce moment qu’on a la plus grande épaisseur de la mousson, un peu plus de 2000 m (LEROUX , 1976), cité dans Atlas national du Sénégal (1977) et par conséquent des pluies continues et abondantes. La couverture graduelle de la mousson du sud vers le nord justifie la répartition pluviométrique du Sénégal. Les quantités de pluies enregistrées augmentent du nord vers le sud. C’est dans cette zone sud (la plus humide du pays) qu’on a les relevés pluviométriques les plus importants du pays. Cette distribution inégale de la pluviométrie s’observe également dans cette partie australe du Sénégal. Les relevés notés en Casamance, notamment dans les régions administratives de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor augmentent de l’est vers l’ouest respectivement 1378,5 mm ; 1547,0 mm et 1734,7 mm (LEROUX, 1977). D’ailleurs, les activités agricoles des populations de la Casamance naturelle reflètent cette distribution de la pluviométrie. Dans le Fouladou qui couvre la Haute Casamance, les cultures dominantes restent le mil et le sorgho avec 94,4% des ménages agricoles à Kolda et 89,1% à Vélingara (SANE, 2003). En moyenne Casamance, correspondant à la région administrative de Sédhiou l’activité est dominée par la culture de l’arachide. Et en Basse Casamance, la riziculture domine les activités agricoles. En outre, la connaissance de la répartition pluviométrique dans le temps et dans l’espace est nécessaire pour les agriculteurs. Ils doivent avoir des informations concernant le début et la fin de la saison des pluies, ainsi que la variabilité journalière, mensuelle, annuelle et périodique dans le but de maîtriser le calendrier agricole. Ainsi, notre travail d’étude et de recherche (TER) s’inscrit dans un contexte d’analyse de la distribution des pluies et ses effets sur l’agriculture dans le département d’Oussouye situé à l’extrémité sud-ouest du Sénégal. C’est un département limité au nord par le fleuve Casamance, à l’est par le département de Ziguinchor, au sud par la Guinée Bissau et à l’ouest par l’océan Atlantique (carte 1).

Version intégrale (Bibliothèque numérique UCAD)

Page publiée le 29 décembre 2017