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Université du Québec à Montréal (2009)

L’altermondialisme en Afrique subsaharienne : étude de cas des organisations paysannes au Kenya

St-Louis, Marie-Pier

Titre : L’altermondialisme en Afrique subsaharienne : étude de cas des organisations paysannes au Kenya

Auteur : St-Louis, Marie-Pier

Université de soutenance : Université du Québec à Montréal

Grade : Maîtrise en sociologie. 2009

Résumé
L’avènement du Forum social mondial (FSM) au Kenya en 2007 relevait d’un intérêt particulier pour le Comité international du FSM. L’Afrique, marginalisée économiquement, était encore très peu présente au sein des forums sociaux mondiaux. Ce mémoire a pour but de comprendre la dynamique entourant la participation de membres d’organisations paysannes kenyanes au processus des forums sociaux. De fait, les organisations paysannes sont des acteurs centraux au sein de la société kenyane composée majoritairement d’une population vivant des activités de la terre. C’est dans cette perspective que nous avons tenté de comprendre de quelle façon les organisations paysannes kenyanes se définissent comme actrices dans le FSM 2007. Afin de répondre à ce questionnement, nous avons effectué une enquête de quatre mois au Kenya. Nous inspirant d’une démarche compréhensive ethnologique et de la théorisation ancrée, nous avons réalisé douze entretiens en profondeur et vingt-six entretiens secondaires. Deux aspects ont été mis de l’avant pour explorer notre objet d’étude. Dans un premier temps, nous nous sommes interrogée sur les motivations derrière la participation des répondants par rapport aux valeurs proposées par la Charte des principes du FSM. Dans un deuxième temps, nous avons tenté de comprendre si la participation de représentants d’organisations paysannes au FSM représente réellement une intégration de l’ensemble des organisations concernées et du mouvement paysan. À la lumière des résultats obtenus, nous constatons que certaines organisations, à mission plus localisée, ont réussi à faire participer certains de leurs membres. Elles les ont consultés et informés. Il est clair que le manque de ressources matérielles, humaines et financières a limité cette intégration (visibilité, réseautage). En contrepartie, les organisations pannationales ont souvent l’impression d’avoir atteint davantage leurs objectifs, puisque les moyens dont elles disposaient leur permettaient d’être plus visibles. En revanche, les membres et la population ciblée par la mission de ces organisations pannationales ont été peu impliqués et ignoraient même souvent jusqu’à l’existence du FSM.

Mots clés : Organisations paysannes, Forum social mondial, Mouvements sociaux, Afrique, Kenya, Société civile.

Présentation

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Page publiée le 2 janvier 2018