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Université Cheikh Anta Diop (UCAD) 2013

Dynamiques des ressources furragères : Indicateur de résilience des parcours communautaires de Tessekere au Ferlo, (Nord-Sénégal)

Bakhoum Amy

Titre : Dynamiques des ressources furragères : Indicateur de résilience des parcours communautaires de Tessekere au Ferlo, (Nord-Sénégal)

Auteur : Bakhoum Amy

Etablissement de soutenance : Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar

Grade : Doctorat en Biologie, Productions et Pathologies Animales 2013

Résumé
Le Sahel, un mot arabe signifie « rivage », ou « vallonnée » (Le Houerou, 1989). La région s’étend, sur prés de 6000 km, des côtes Atlantiques de la Mauritanie et du Sénégal, à l’Ouest, à celles de la Mer Rouge au Soudan à l’Est et sur une largeur de 400 à 600 km des confins sud du Sahara aux savanes, forêts claires et parcs agraires de la zone soudanienne (Le Houerou, 1980). L’économie des régions sahéliennes où l’agriculture est marginale, est basée sur les activités pastorales. L’élevage, de type extensif, exploite les herbages composés principalement de graminées annuelles et d’épineux pérennes. Les ressources ligneuses jouent un rôle important dans l’alimentation du cheptel et pour satisfaire des besoins des populations (Diop, 1989). L’accroissement du cheptel, les activités anthropiques associées et les conditions de sécheresse engendrent des perturbations parfois profondes de ces écosystémes sahéliens, par ailleurs fragiles. L’éleveur, ne pouvant pas trouver sur place en toute saison la nourriture nécessaire à son troupeau, transhume sur d’immenses territoires (Akpo, 1990). Il s’en suit une forte dégradation liée d’une part à l’aridification (Michel 1984, Banoin et al, 1996) caractérisée par une forte variabilité spatio-temporelle de la pluviométrie, et d’autre part aux activités humaines qui accentuent les effets des conditions climatiques, déjà défavorables (Grouzis et Albergel, 1989). Cette dégradation des conditions de production se manifeste par des modifications de la composition floristique et de la structure de la végétation (Akpo, 1990). Diverses études sur les pâturages sahéliens ont montré ces dernières années une dégradation progressive du couvert végétal. Autour des forages, des zones dénudées ou auréoles sans végétation ont été observées particulièrement en début de la saison des pluies (Le Houérou 1977 ; Boudet 1978 ; Toutain et Piot 1980 ; UNESCOPNUE- FAO 1981 ; Wispelaere et Noël 1982 ; Barral 1982 ; Child et al. 1984). Toutefois au Sahel, la végétation paraît suffisamment plastique pour s’adapter aux fluctuations climatiques et régénérer lorsque les conditions pluviométriques redeviennent normales et que la pression d’exploitation diminue (Boudet 1977, 1984, Poupon 1980). L’étude de la ressource devrait permettre de comprendre davantage l’importance des conditions climatiques, et des facteurs associés (activités anthropiques) sur l’évolution ; ces deux groupes de facteurs seraient responsables des profondes mutations de la végétation surtout ligneuse. L’étude de la dynamique de 1974 à 2010 permettrait également de voir comment le pâturage a évolué pendant et après la sécheresse et si elle a su résister et s’adapter aux conditions arides. Aussi l’hypothèse de travail selon laquelle « La dynamique des ressources fourragères peut être un indicateur de résilience et /ou de vulnérabilité du milieu » a été retenue. L’objectif global de ce travail est d’établir les potentialités de reconstitution des parcours de Tessekere en caractérisant leur état actuel, les pratiques développées et en étudiant leur dynamique.

Présentation (CIRAD)

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Page publiée le 5 janvier 2018