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Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (2016)

Variation Spatiale de la transmission du paludisme en milieu urbain : cas du district de Bamako, Mali.

TAPILY Amadou

Titre : Variation Spatiale de la transmission du paludisme en milieu urbain : cas du district de Bamako, Mali.

Auteur : TAPILY Amadou

Etablissement de soutenance : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso

Grade : Master en Parasitologie-Entomologie-Mycologie médicales 2016

Résumé
Introduction –En dépit des progrès notables enregistrés récemment dans la lutte contre le paludisme, cette affection constitue toujours une menace sérieuse pour les populations des zones d’endémie. A Bamako, la recrudescence des épisodes de paludisme et les taux élevés de morbidité et de mortalité font du paludisme un problème émergent majeur de santé publique. L’objectif de la présente étude était d’évaluer le risque de transmission du paludisme par la description des populations de moustiques vecteurs et la prévalence de la maladie dans la ville de Bamako et ses environs. Matériel et méthodes - Nous avons entrepris une étude transversale à passage unique pour les enquêtes parasitologiques, et à trois passages pour les enquêtes entomologiques. La zone d’étude couvrait l’ensemble du district de Bamako qui a été subdivisé en trente zones (200m X 200m) par des images de satellite (SPOT-5) obtenues en décembre 2009. La taille de la population d’étude était de 70 volontaires répartis entre 50 adultes (>= 15 ans) et 20 enfants (6 mois à 14 ans), soit au total 2100 sujets pour les 30 zones. La capture des moustiques (Culicidae) par la technique de spray catch a concerné dix concessions choisies au hasard par zone, alors que la capture sur appât humain a porté sur trois zones choisies au hasard. La recherche des antigènes sporozoïtiques a été faite par ELISA. Résultats- Discussion - Plasmodium falciparum et P. malariae étaient les espèces rencontrées au cours de l’étude. Les prévalences étaient respectivement de 8,3% (190/2294) et 0,4% (9/2294). L’infection à P. falciparum a été diagnostiquée dans 25 zones sur 30. Cinq genres de moustiques ont été identifiés au cours de l’étude : Anopheles sp., Culex sp., Aedes sp., Mansonia sp. Les culex en représentaient plus de 97,1%, les anophèles 2,5% et les deux autres moins de 1%. En revanche, la fréquence de Culex (>90%) était significativement plus élevée dans les CIII et CIV et plus faible en CI (p<10-4). Le taux d’agressivité moyen des Anopheles sl était de 2,36 piqûres/homme/nuit (variant de 0,08 dans la zone 0 à 5,83 dans la zone 10). Le taux d’agressivité moyen des Culex était de 142,25 piqûres/homme/nuit. Conclusion – Les résultats de notre étude montrent une grande hétérogénéité spatiale et temporelle de l’agressivité qui ne variait pas dans le même sens que les paramètres de la transmission. Toutefois, il existerait des foyers autochtones de transmission du paludisme dans le district très focalisés.

Mots clés : Paludisme, Anopheles, Culex, Prévalence, Fréquence, Agressivité, Bamako, Mali

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Page publiée le 1er janvier 2018