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Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Fès (2014)

La Feija de Bouizakarne-Guelmim : Géomorphologie et perspectives environnementales

Atbir Hassan

Titre : La Feija de Bouizakarne-Guelmim : Géomorphologie et perspectives environnementales

Auteur : Atbir Hassan

Etablissement de soutenance : Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Fès

Grade : Doctorat 2014

Résumé
Cette thèse s’est focalisée sur la Feija de Guelmim- Bouizakarne, riche de dépôts et des formes qui témoignent des conditions climatiques qui régnaient dans cette zone durant les diverses époques de l’histoire de la région surtout au Quaternaire. Ainsi, on trouve des dépôts lacustres qui dateraient du Villafranchien supérieur. À Leur côté on trouve les cônes de déjection et glacis qui dateraient du Quaternaire surtout le Quaternaire moyen et récent. Les terrasses occupent les parties distales et supportent les activités anthropiques. Notre intérêt s’est porté essentiellement sur l’étude des cônes de déjection dans la Feija de Guelmim-Bouizakarne et sur l’analyse des risques environnementaux dans cette zone. La Feija de Guelmim-Bouizakarne abrite une population importante qui exerce des pressions fortes sur des ressources limitées. La Feija de Bouizakarne-Guelmim connaît des transformations rapides et profondes, à la fois sur le contexte physique hérité et actuel et sur les équilibres socio-économiques et territoriaux. De là provient une problématique axée sur les équilibres en place, leurs fondements contextuels hérités et les pressions qu’ils subissent à l’heure actuelle. Plusieurs questions composent cette problématique comme : * Appropriation foncière et risques urbanisation : La croûte superficielle dallant les glacis est en cours de destruction par l’homme (délimitation et aménagement des terrains) : système naturel déstabilisé car les sols sont exposés sans croûte ni végétation. * Le ruissellement posant problème au centre de Bouizakarne (mur de protection) sera accentué par l’extension de la ville (nouveau mur prévu) pour protéger le quartier d’Almassira. Dans la ville de Guelmim on trouve une digue construite sur l’oued Oum-Lâachar pour protéger la ville contre les crues de cet oued, on trouve aussi des canaux construits au pied de montagne de Tayert pour protéger le quartier de Tayert des inondations des Chaâbas descendues de cette montagne. * Dans les oasis on trouve des risques ; à Tagant le patrimoine hydraulique (unique khettara fonctionnelle affronte des défis : mutation sociales et pratique de Tanast actuellement transformée en part temps de 12 mn, pompages ONEP, problèmes de pollution). Et à Ifrane plusieurs terrasses abandonnées faute d’eau. Pour le contexte physique, la Feija de Bouizakarne-Guelmim est dominée par les plateaux calcaires au nord et les reliefs appalachiens de Bani à l’est. Cette position l’expose à des inondations et crues des oueds qui descendent des plateaux calcaires et relief appalachien de Bani. Ainsi dans la ville de Bouizakanre, on distingue entre les oueds qui inondent la ville et les oueds qui inondent la route. Les cônes de déjection surtout en amont par leurs matériels grossiers et dalles conglomératiques ont favorisé le ruissellement aux dépens de l’infiltration. En ce qui concerne le contexte environnemental, la pression démographique et l’exode rural ont accentué la crise et la dégradation de la Feija. Ainsi, des terrains de parcours ont été défrichés pour faire l’agriculture et satisfaire les besoins des populations. Ce défrichement de la végétation a intéressé surtout le jujubier. Ainsi les terres sont menacées par l’érosion éolienne et hydrique. Cette érosion est favorisée par un contexte géographique et climatique caractérisé par l’aridité. On trouve cette érosion surtout dans le Maader de Oum-Lâachar et les villages à l’aval de ce périmètre. Cette érosion est engendrée surtout par des pratiques agricoles surtout la mécanisation à sec.

Présentation (ABHATOO)

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Page publiée le 27 janvier 2018