Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Master → Burkina Faso → 2015 → Investigation sur le réservoir canin de Leishmania infantum, agent de la leishmaniose viscérale humaine, dans la ville de Bobo-Dioulasso

Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (2015)

Investigation sur le réservoir canin de Leishmania infantum, agent de la leishmaniose viscérale humaine, dans la ville de Bobo-Dioulasso

Djibougou, Diakourga Arthur

Titre : Investigation sur le réservoir canin de Leishmania infantum, agent de la leishmaniose viscérale humaine, dans la ville de Bobo-Dioulasso

Auteur : Djibougou, Diakourga Arthur

Etablissement de soutenance : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso

Grade : Master en Parasitologie Entomologie-Mycologie médicales 2015

Résumé
La leishmaniose viscérale chez l’Homme est une parasitose systémique potentiellement mortelle due à un protozoaire du genre Leishmania. Elle est rarement rencontrée en Afrique de l’Ouest. Au Burkina Faso, aucun cas de leishmaniose viscérale (LVH) n’a été rapporté à ce jour. Les chiens domestiques sont connus pour jouer un rôle de réservoirs de Leishmania. infantum, agent causal de la LVH. Notre étude avait pour but d’investiguer sur la circulation de ce parasite dans la population canine de la ville de Bobo-Dioulasso. Nous avons effectué un enrôlement actif de chiens dans six (6) secteurs (Belle-Ville, Kodeni, Kwa, Nieneta, Sarfalao, Sakaby) situés au centre et en périphérie de la ville, de juillet à décembre 2013. Le test rapide DiaMed-IT LEISH® et la PCR ont permis respectivement de faire un diagnostic sérologique et de déterminer et l’espèce de leishmanie responsable de la maladie. Sur un total de 89 chiens testés, cinq (5) étaient séropositifs, soit un taux de séropositivité de 5,61%. Ce taux ne variait pas significativement en fonction de l’âge et du sexe. Sur 4 biopsies et 5 échantillons de culot leucocytaire testés en PCR, respectivement 3/4 (75%) et 1/5 (20%) ont confirmé que L. infantum était l’espèce en cause. Tous les cinq (5) cas présentaient des symptômes et/ou des lésions (lésions cutanées, dermatite exfoliative, alopécie et amaigrissement). Notre enquête a permis de montrer pour la première fois que L. infantum circule chez les chiens au Burkina Faso. Ceux-ci pourraient constituer les réservoirs avec la posibilité de d’existence des cas de LVH qui ne seraient diagnostiqués. Vu que c’est une maladie à transmission vectorielle, il serait nécessaire de mener des enquêtes entomologiques pour identifier les vecteurs potentiels impliqués dans le cycle de la transmission, afin de mettre en place une stratégie de lutte anti-vectorielle. Cette perspective de lutte se baserait sur le concept One Health qui associe santé animale et humaine

Mots clés : L. infantum, chiens, sérologie, PCR, Bobo-Dioulasso.

Version intégrale

Page publiée le 8 janvier 2018