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Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Fès (2015)

Etude hydrogéologique et élaboration d’une base de données spatiale du bassin Crétacé de la province d’Errachidia

BEN-SAID El Hassan

Titre : Etude hydrogéologique et élaboration d’une base de données spatiale du bassin Crétacé de la province d’Errachidia

Auteur : BEN-SAID El Hassan

Etablissement de soutenance : Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Fès

Grade : Master Sciences et Techniques : Hydrologie de Surface et Qualité des Eaux 2015

Résumé
Le bassin crétacé d’Errachidia, faisant partie de l’unité structurale du sillon sud-atlasique, est limité au Nord par l’accident sud-atlasique et au Sud par les affleurements del’Anti-Atlas et la Hamada du Guir. Il s’étend sur une superficie de 13 000 km². L’altitude moyenne est comprise entre 1000 et 1100 m et s’accentue à l’Ouest vers le seuil d’Imider. La sécheresse et le climat semi désertique de cette zone ont eu des répercutions négatives sur les réserves en eau surtout de surface , Il s’agit notamment des enjeux liés à l’intensification, voire à la surexploitation locale des nappes, qui sont bien réels : fort potentiel en surfaces irriguées , bonne accessibilité des eaux et productivités élevées localement, d’ou l’intérêt d’une bonne connaissance du fonctionnement des aquifères de cette zone et le recours à une gestion appropriée. L’essai de bilan tenté pour l’année 2011 a montré un faible déficit total de l’ordre de 0,13 Mm3/an, du a l’effet conjugue de la surexploitation et de la sécheresse et que le complexe turonien-sénonien est l’aquifère le plus affecté par des prélèvement énormes avec un déficit de 8.11 Mm3/an. La caractérisation hydrochimique des eaux du bassin témoigne de la complexité structurale du l’aquifère Crétacé. Les données acquises pour la province d’Errachidia et notamment celles concernant l’aquifère multicouche de bassin crétacé, ont été regroupées dans un système d’information géographique, qui est un véritable outil d’aide à la prise de décision. L’exploitation du SIG de la zone d’étude en mode vecteur par le logiciel ArcGis, a permet d’élaborer un certain nombre de cartes, soit structurales, soit hydrodynamiques. Ces documents cartographiques ont permis de préciser la géométrie de l’aquifère et les modalités de l’écoulement. L’exploitation de quelques résultats hydrogéologiques (piézométrie, transmissivité…etc) et géophysiques nous permet de conclure que les niveaux résistants de l’Infracénomanien (sable gréseux) sont bien développés et le niveau statique est généralement situé suffisamment près de la surface pour saturer une grande partie de ces terrains. A l’opposé, la moitié orientale de l’étude paraît défavorable car la couverture mésozoïque y est peu épaisse. Le principal réservoir pourrait être constitué par la frange altérée du substratum résistant (sables dérivant des grès) lorsque le niveau statique est suffisamment proche de la surface pour permettre la saturation de ces terrains. En effet, cela nous permet de dégager les endroits qui sont favorables à l’implantation des nouveaux captages, il s’agit principalement des deux parties sud et sud-ouest du bassin.

Mots clés : Aquifère, bilan, climat, Crétacé, Errachidia, géométrie, géophysique, gestion, ressources en eau, Hydrochimie, hydrodynamique, SIG, substratum, surexploitation

Présentation

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Page publiée le 16 janvier 2018