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Université d’Antananarivo (2006)

ANALYSE STRUCTURALE DE LA VEGETATION ET DES PHYTOMASSES DE CINQ UNITES DE FORMATIONS DE LA REGION DES MIKEA (SUD-OUEST DE MADAGASCAR

RAHERISON S. Mahefasoa

Titre : ANALYSE STRUCTURALE DE LA VEGETATION ET DES PHYTOMASSES DE CINQ UNITES DE FORMATIONS DE LA REGION DES MIKEA (SUD-OUEST DE MADAGASCAR

Auteur : RAHERISON S. Mahefasoa

Université de soutenance : Université d’Antananarivo

Grade : DOCTORAT DE TROISIEME CYCLE OPTION : ECOLOGIE VEGETALE 2006

Résumé
Le présent travail devrait apporter des informations complémentaires sur les écosystèmes de référence dans cette région du Sud-ouest car le manque d’informations sur les aspects fonctionnels est un handicap majeur pour la compréhension des systèmes écologiques et pour la formalisation d’outils d’aide à la décision pour la gestion de ces systèmes. Ses résultats peuvent en effet servir de référence et de surveillance pour pouvoir dégager et appliquer une planification et un aménagement des ressources naturelles conformément aux principes écologiques. Dans le cadre du Protocole de Kyoto, le présent travail contribuera à l’évaluation des puits de carbone à Madagascar en particulier à travers les forêts denses sèches et les fourrés xérophytiques. Notre étude se propose de caractériser les cinq unités de végétation de la région des Mikea d’une part au niveau de la structure et d’autre part au niveau de la production. Raherison & Grouzis (2005 a) ont pu montrer que malgré ses particularités biologiques induites par la sécheresse du milieu, l’écosystème forestier de la région des Mikea fonctionne de la même manière que les forêts tropicales sèches du monde. Dans la région des Mikea, la diminution progressive du taux d’argile du sol dans la direction est - ouest (Leprun, 1998) aggrave la sécheresse climatique qui se caractérise par un gradient pluviométrique décroissant dans cette même direction (Ferry & al., 1998). Les conditions hydriques plus contraignantes vers l’ouest semblent être le facteur limitant pour le fonctionnement de la végétation des Mikea. Elles conditionnent la variation des différents paramètres de la végétation dans la direction est - ouest. Notre étude consistera à vérifier les hypothèses suivantes : • Des recherches conduites au niveau des forêts tropicales ont révélé que la production forestière augmente avec la hauteur de la canopée de la végétation (Adam, 2001 ; Kitayama & Aiba, 2002). Pour la végétation des Mikea, la hauteur diminue progressivement de l’intérieur des terres vers la côte ouest (Razanaka, 1995). Cette diminution progressive de la hauteur de la végétation des Mikea traduit une diminution de la production dans la direction est - ouest. • En considérant le propos de Silvertown & al. (1994), de Harrington & al. (1995), de Rapp & al. (1999) et de Raherison & Grouzis (2005 a) sur la relation entre la production racinaire et les conditions pluviométriques, on peut dire que plus à l’ouest, les conditions plus sèches impliquent un développement racinaire plus important et plus profond pour l’extraction de l’eau. • Les conditions hydriques sont proportionnelles à la densité des faunes du sol (Madge, 1965, 1969 ; Bernhard-Reversat, 1972 ; Cornejo & al., 1994). Ainsi, plus à l’ouest où les conditions hydriques sont moins favorables, la vitesse de décomposition de la litière devient plus lente.

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Page publiée le 9 mars 2018