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ARES Wallonie-Bruxelles (2017)

Approche intégrée pour une gestion durable de la phoeniciculture au Maroc

Maroc Phoeniciculture

ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur) Wallonie-Bruxelles

Titre : Approche intégrée pour une gestion durable de la phoeniciculture au Maroc

Pays : Maroc

Durée : lundi, 01 mai 2017 // dimanche, 01 mai 2022

Descriptif
Les zones oasiennes du Maroc s’étendent sur 13 provinces et représentent environ 30% de la superficie totale du pays. L’activité phoenicicole (la culture du palmier dattier) contribue à hauteur de 20 à 60% des revenus agricoles pour plus de 1,4 million d’habitants des oasis marocaines. La moyenne de la production dattière de ces 5 dernières années est estimée à 90.000 t/an. Le pays consommant environ 120.000 t/an, il doit en importer environ 30.000 tonnes. Dans son Plant Maroc Vert (PMV), le gouvernement marocain envisage donc une extension considérable à l’horizon 2020avec 2,9 millions de plants supplémentaires. La filière phœnicicole marocaine subit ainsi des bouleversements importants tant au niveau technique de culture qu’au niveau socio-économique, ces derniers étant engendrées par la coexistence des anciennes et nouvelles palmeraies.

En réponse à une demande des partenaires marocains, la stratégie d’intervention proposée dans le cadre de ce projet consiste à renforcer les capacités de recherche et d’intervention de l’UMP d’Oujda (volet technique) et de l’Ecole Nationale de l’Agronomie de Meknès ainsi que de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane (volet socio-économique) par la formation et la mise à disposition d’un réseau d’expertises scientifiques et d’un programme de recherche/développement qui couvre les principales disciplines scientifiques requises pour répondre le plus efficacement possible à la demande des phoeniciculteurs.

Six axes stratégiques seront développés : *L’approvisionnement en plants de qualité. Une station d’expérimentation pilote sera mise en service. * Le renforcement de la résistance/tolérance des plants aux maladies cryptogamiques et l’amélioration de leur croissance. Des plants mycorhizés seront produits. Un doctorant sera formé. * La gestion et la valorisation des déchets générés par l’exploitation des palmeraies. Un protocole de compostage et d’utilisation du compost comme amendement sera développé. Un doctorant sera formé. * La constitution d’une structure de suivi sanitaire des plants et du compost. Un laboratoire de microbiologie-phytopathologie sera opérationnel. Pour les points 1 & 4, un titulaire d’un doctorat et un technicien seront formés. * La prise en compte des effets sociétaux et environnementaux engendrés par les nouvelles palmeraies et par leur coexistence avec les anciennes. Une étude socio-économique sera réalisée. Un doctorant sera formé. * La formation des groupements de cultivateurs locaux. Un espace d’échange et de partage de connaissances et d’expertises entre scientifiques et acteurs locaux sera opérationnel.

Quatre laboratoires de 3 universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles apportent leur soutien et souhaitent partager leurs expertises respectives avec les collègues marocains pour répondre à la problématique identifiée. Ce projet bénéficie du soutien moral et matériel de plusieurs instances locales et nationales.

Coordonnateur : Mondher El Jaziri, ULB

Partenaires : ULB ; ULiège, UCL ; Université Mohammed Premier, École nationale d’agriculture de Meknès, Université Al Akhawyn (UA), La commune de Figuig, Agence nationale de développement des zones Oasisiennes et d’Arganier (ANDZOA), Groupe d’intérêt économique de l’Oasis Cercle de Figuig (GIE)

Budget : 498.902,78 €

Présentation : ARES

Page publiée le 18 mai 2018