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ARES Wallonie-Bruxelles (2017)

Contribution à la satisfaction des besoins énergétiques en milieu rural par gazéification de résidus agricoles.

Burkina Faso Energie Gazeification

ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur) Wallonie-Bruxelles

Titre : Contribution à la satisfaction des besoins énergétiques en milieu rural par gazéification de résidus agricoles.

Pays : Burkina Faso

Durée : samedi, 01 avril 2017 // vendredi, 01 avril 2022

Présentation
Les populations rurales du Burkina Faso dépendent quasi exclusivement de la ressource bois pour subvenir à leurs besoins énergétiques qui se limitent souvent à la cuisson des aliments et à quelques activités de transformation agroalimentaire. Néanmoins, cette utilisation et la fourniture des villes en combustible induisent une pression sur le gisement bois et une utilisation non durable de celui-ci. Parallèlement, les activités agricoles mènent à la production de quantités abondantes de résidus (tiges de coton, balle de riz, etc.) sous-exploités. Ces résidus présentent un potentiel énergétique important qui pourrait contribuer au développement rural. Mais, au contraire du bois, ils sont difficiles à exploiter directement. La technologie de gazéification est une solution innovante qui permet la transformation de ces résidus en source d’énergie thermique. Deux filières sont considérées ici : prioritairement la production de chaleur pour les besoins agroalimentaires (e.g. étuvage du riz) et, en perspective, la production décentralisée d’électricité. Ces filières ne se développent pas pour plusieurs raisons d’ordres technique et économique et suite à un manque de formation de l’ensemble des acteurs. Les projets de démonstration, pour la plupart à l’arrêt, pointent un manque d’appropriation et de maitrise des technologies étrangères, un développement local des technologies réalisé sans suffisamment de considération des particularités de la gazéification et des résidus, et un déficit d’évaluation économique et social des filières.

Le projet vise à contribuer au développement économique du milieu rural au Burkina Faso par le développement de solutions durables de production d’énergie décentralisée de faible puissance unitaire basées sur la gazéification de résidus agricoles. Cet objectif nécessite de lever plusieurs verrous selon trois axes. La formation est un enjeu crucial. Le projet visera à développer une masse critique non seulement de chercheurs, mais aussi de techniciens et d’experts dans le domaine de la gazéification. Plusieurs actions spécifiques seront menées (thèses, stages, sessions de formation, cluster local, etc.) dont le renforcement de deux plateformes expérimentales qui deviendront le point focal des recherches, de la formation et des essais de nouvelles technologies. Parallèlement, une technologie locale (i.e. conçue et construite localement) de gazéification adaptée à la biomasse déchet sera développée, construite, testée et optimisée. Cette technologie sera prise en compte dans l’étude socioéconomique des filières de valorisation de la biomasse déchet en chaleur et/ou en électricité qui mettra en évidence les conditions nécessaires de viabilité des projets de gazéification portés par les acteurs locaux.

Coordonnateur : Hervé JEANMART, UCL

Partenaires : ULiège ; Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement Fondation 2iE, Université de Ouagadougou, IRSAT/CNRST- Institut de recherches en Sciences Appliquées et Technologies

Budget : 499.409,69 €

Présentation : ARES

Page publiée le 28 août 2018