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2016

Au Burkina Faso, des circuits courts de fruits locaux

CFSI (Fiche innovation/Guide)

Titre : Au Burkina Faso, des circuits courts de fruits locaux

Fiche innovation/Guide

Auteur (s) : Eugène Millogo, Clémence Pinson
Editeur/Diffuseur : CFSI
Date de parution : 2016
Pages : 4

Description
À Bobo-Dioulasso, 63 producteurs de mangues, de bissap et d’oranges écoulent plus d’une tonne de fruits frais par jour grâce à la vente directe. 76 producteurs de bananes se sont joints à l’initiative.

Champs d’innovation
* Position stratégique du point de vente directe
« L’avantage, c’est qu’on ne va pas loin pour trouver les produits ». Les fruits de petit calibre sont vendus par les producteurs à la sortie de Bobo-Dioulasso, sur la route de Ouagadougou. Des particuliers viennent y chercher leurs fruits biologiques à un prix de détail. Des femmes viennent également s’approvisionner pour revendre les fruits à Ouagadougou. Elles achètent alors à un prix de gros. Un kilo de bananes (environ 9 pièces) leur est vendu 200 FCFA. Elles revendent au détail à 400 FCFA le kilo. Ailleurs, elles achètent en vrac (ou au sac), à des prix souvent moins avantageux.
* Transformation des fruits pour de nouveaux débouchés
L’Upromabio a signé un contrat avec l’ancien responsable qualité du Cercle des sécheurs (CDS) qui a mis en place une structure privée « Fan-Tic », dans le but de former des membres de l’union aux techniques de séchage. Les fruits de gros calibres sont ainsi transformés, d’où une meilleure conservation et une possibilité de diversifier la clientèle (les anciens acheteurs européens de fruits séchés du CDS ont été recontactés). Des petits sachets de mangues séchées sont vendus localement et commencent à s’exporter sur les marchés du commerce équitable.
* Concertation au sein de la filière
Au sein des différents groupements de l’Upromabio, des réunions d’information se sont tenues pour évaluer les charges des différents maillons : production, transformation et vente. Les prix d’achat et de revente des produits, en gros ou en détail, et les marges de chacun des acteurs ont été décidés de façon concertée. Idem avec les producteurs de bananes, qui ne sont pas membres de l’Upromabio mais commercialisent leurs fruits sur le même point de vente. Le kilo de bananes leur est acheté à 150 FCFA, puis est vendu 200 aux revendeuses (gros) et 300 aux particuliers (détail)

Présentation

Page publiée le 5 août 2018