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Université de Paris-11 France (1985)

Contribution à l’évaluation de l’opération de nappes d’eau libre en climat tropical sec : exemples du lac de Bam et de la mare d’Oursi, Burkina-Faso, du lac Tchad et d’Acudes du Nordeste brésilien

Pouyaud, Bernard

Titre : Contribution à l’évaluation de l’opération de nappes d’eau libre en climat tropical sec : exemples du lac de Bam et de la mare d’Oursi, Burkina-Faso, du lac Tchad et d’Acudes du Nordeste brésilien

Auteur : Pouyaud, Bernard.

Université de soutenance : Paris-11

Grade : Doctorat Sci. Nat. 1985

Résumé
Travail articulé en quatre parties d’importances inégales : Une première partie, à dominante hydrologique, présente les données accumulées au cours des quatre études auxquelles il est fait plus particulièrement référence : l’étude du lac de BAM, celles du lac Tchad, de la mare d’oursi et des açudes brésiliens. Les régimes hydrologiques et climatologiques sont décrits avec plus ou moins de détails selon l’originalité de leur étude ou son opportunité. Enfin les bilans hydriques sont effectués, chaque fois qu’ils s’avèrent possibles ; une critique de la précision des données qui les composent, et donc en dernier lieu de l’évaporation que l’on en déduit, complète cette première partie. Une seconde partie théorique présente l’état actuel des connaissances SUT l’évaporation, phénomène physique de diffusion gazeuse et terme important du bilan énergétique. Cette partie s’inspire beaucoup du récent ouvrage de BRUTSAERT, "Evaporation into the atmosphere" (1982). Les nouvelles approches, théoriques ou analogiques, qui introduisent notamment les effets de l’instabilité et l’advection dans les conditions aux limites des systèmes étudiés, sont abordées tour 3 tour, compte tenu de leurs importances respectives dans le contexte spécifiquement tropical sahélien de cette étude. Une troisième partie utilise presqu’exclusivement les résultats des quatre situations climatiques précitées pour fournir des exemples des diverses méthodologies envisagées dans la deuxième partie théorique. Il est particulièrement insisté sur l’approche énergétique et sur une approche statistique à partir des observations faites en station météorologique de référence. Une quatrième partie enfin, présente I’évapotron élaboré dans le cadre de l’étude du lac de BAM ; les mesures faites et les résultats des programmes de traitement informatiques, mis au point à cette occasion permettent une étude plus fine de l’évaporation qui permet d’écrire à l’échelle horaire quelques journées représentatives des diverses situations cli- matiques propres 3 cette zone. Si l’on écarte l’approche trop particulière de l’évaporation par le bilan hydrique ? approche spécifiquement hydrologique ; toutes les autres approches, spkulatives ou expéri- mentales, peuvent se ranger autour de deux pôles, opposés mais compGmentaires, que l’on pourrait définir de la façon suivante : un pôle énergétique, avec pour mot-cl6 : soleil, rayonnements, bilan énergéri- que, chaleur sensible, chaleur latente, flux dans le sol, etc. - un pôle dynamique, avec pour mot-clé : vent, diffusion turbulente, coefficients d’échange, transferts de mouvement, de masse et d’énergie, déficit de saturation, etc. Entre ces deux pôles l’advection, qu’elle soit locale, régionale ou à l’échelle d’un continent, joue un rôle également déterminant, et l’instabilité des basses couches de l’at- mosphère contribue à brouiller davantage encore les cartes de ce jeu très complexe. Cette dualité du phénomène "évaporation" est en fait la version moderne de l’antique dilemne : "le vent est-il cause ou conséquence de l’évaporation". Nous verrons que bien évidemment, selon I’échelle des systèmes considérés, l’une ou l’autre réponse (ou simulta- nément les deux) peuvent être également justifiées, et que finalement advection et insta- bilité ne sont dans l’absolu que deux manifestations à des échelles extrêmes d’un même phé- nomène physique lié aux propriétés inhérentes des fluides visqueux compressibles dont l’air, sec ou humide, est sans doute pour quelques temps encore, le représentant le plus commun de notre environnement.

Mots clés : Lacs — Régions tropicales — Évapotranspiration — Bilan hydrologique — Régions tropicales sèches

Version intégrale

Page publiée le 25 février 2009, mise à jour le 7 juillet 2017