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2018

La population du delta du Saloum protège sa mangrove

Sénégal

Entraide Protestante Suisse (EPER)

Titre : La population du delta du Saloum protège sa mangrove

Pays : Sénégal

Date : 2018

Localisation : région de Fatick, département de Foundiougne, communes de Djilor, Diossong, Toubacouta, Mbam et Djirnda

N° de projet EPER : 764.335

Contexte
En 1981, le delta du Saloum a été classé réserve de biosphère par le gouvernement sénégalais. Depuis 2011, il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Mais la mangrove est menacée en raison d’un déboisement effréné, ce qui entraîne la disparition progressive des bancs d’huîtres, de moules, de crevettes et autres crustacés qui dépendent des forêts de mangrove pour se reproduire. Or, il s’agit à la fois d’une base alimentaire et d’une source de revenus dont la population ne pourrait se passer. La préservation de la mangrove du delta du Saloum est importante pour la subsistance des habitants de la région. Il leur faut donc développer des formes d’exploitation durables qui laissent à la mangrove le temps de se régénérer. Préserver cet écosystème est aussi bénéfique pour les générations à venir.

Objectifs
Le projet soutient la population du delta du Saloum dans la préservation de ses moyens de subsistance en protégeant la mangrove. Des alternatives aux formes d’exploitation actuelles doivent être trouvées avec toutes les parties prenantes des villages et du district. Le but est d’accroître les revenus en améliorant les modes de transformation des produits de la mer de sorte à pouvoir les vendre sur les marchés locaux avec une plus-value

Bénéficiaires  : Population de 4600 personnes, membres des comités de villages, organisations de base et organisations féminines de 15 villages

Activités
Pour protéger la mangrove, il est essentiel que les villageois se concertent sur les modes d’exploitation des palétuviers et des fruits de mer et qu’ils définissent ensemble des règles de gestion minimales. Dans une première étape, les membres des comités villageois et des organisations locales analysent la situation concernant l’exploitation de la mangrove par la population. A partir de leurs conclusions et des lois en vigueur, des plans d’exploitation sont élaborés après consultation et acceptation par toute la population des villages. Les comités de village veillent à ce que ces plans soient respectés. L’une des raisons qui conduit à la destruction de la mangrove est l’utilisation du bois de chauffe. Afin de limiter ces pertes, chaque village replante une petite surface d’arbres à croissance rapide afin de disposer d’une source de combustible. Le projet encourage par ailleurs la mise en service de poêles à bois plus performants nécessitant moins de bois. Ces poêles sont fabriqués par des artisans locaux et vendus à des prix abordables. Un autre aspect du projet porte sur la préparation des fruits de mer (avec des méthodes plus efficaces de séchage et de fumage) et la commercialisation des produits à des conditions équitable

Partenaires  : Association pour la Promotion des Initiatives Locales (APIL)

Budget 2018 : CHF 150 000

Présentation : HEKS/EPER

Page publiée le 20 août 2018