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2018

Stabiliser les bases de subsistance des paysans et des éleveurs

Niger

Entraide Protestante Suisse (EPER)

Titre : Stabiliser les bases de subsistance des paysans et des éleveurs

Pays : Niger

Date : 2018

N° de projet EPER : 375.600

Contexte
De nombreuses sécheresses et crises alimentaires sévissent en Afrique occidentale, dans la région sahélienne du Niger. Près de 44% de la population vit avec moins de 1,25 dollar par jour et de nombreux enfants de moins de 5 ans sont sous-alimentés. Selon l’indice du développement humain de l’ONU, le Niger arrive en dernière position de la liste des pays avec la République démocratique du Congo. L’EPER est présente au Niger depuis la terrible sécheresse qui a touché le pays dans les années 1970. Elle finance des projets de développement qui visent à améliorer durablement les conditions de vie des bénéficiaires et les aide à mieux se prémunir contre de futures sécheresses. Lors de crises alimentaires graves, l’EPER et ses partenaires fournissent également une aide humanitaire.

Objectifs
Au Niger, l’EPER concentre son travail sur les régions de Tahoua et de Maradi pour la période 2013-2017. Son programme pays a pour but d’aider les populations rurales à développer leurs activités d’élevage et d’agriculture de manière durable et rentable. Pour ce faire, un accès équitable à la terre et aux ressources est essentiel. En raison des sécheresses à répétition, la cohabitation des deux secteurs économiques complémentaires que sont l’agriculture et l’élevage est devenue problématique. Avec la hausse de la pression sur les ressources naturelles, les paysans ne sont plus disposés à ménager des voies de passage pour le bétail ; ils s’approprient toujours plus de terres autrefois réservées aux troupeaux. Les éleveurs sont donc contraints de faire passer leur bétail par les champs cultivés. Dans ce contexte tendu, l’EPER met la priorité sur l’accès aux pâturages et la création de couloirs de passage pour le bétail. Elle soutient financièrement les négociations entre les deux groupes de population - agriculteurs et éleveurs nomades - qui visent à définir clairement les couloirs de passage du bétail. Le renforcement des structures communales localisées dans les campagnes s’inscrit dans cet objectif. Les autres axes prioritaires du programme sont les suivants : approvisionnement en eau potable, hygiène, irrigation des cultures maraîchères pendant la saison sèche, culture, transformation et commercialisation du moringa, conquête de terres arables et de pâturages, dispositifs de lutte contre l’érosion, et enfin, régénération, protection et exploitation durable de ressources menacées telles que le palmier doum. Durant les périodes de sécheresse et de crise alimentaire, qui surviennent toujours plus fréquemment dans ces régions, l’EPER fournit également une aide humanitaire

Bénéficiaires  : Familles et communautés rurales vivant de l’agriculture ou de l’élevage.

Partenaires  : Pour mettre en œuvre ses projets, l’EPER collabore avec des organisations partenaires locales, notamment avec des instituts de recherche agricole comme l’International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics et l’Institut National de la Recherche Agronomique du Niger. L’EPER est en contact permanent avec le bureau de la DDC à Niamey.

Budget 2018 : CHF 1 778 800.–

Présentation : HEKS/EPER

Page publiée le 20 juin 2018