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2017

Assurer l’existence des paysans grâce au maïs (Mali)

Mali

Titre : Assurer l’existence des paysans grâce au maïs (Mali)

Pays : Mali

Localisation : région de Kayes  : district de Kita

Numéro du projet : P160003

Date : Du 1.1.2017 au 31.12.2019

Objectif
Ce projet permet aux petits paysans d’assurer leur sécurité alimentaire grâce à la culture durable et de mieux accéder au marché avec le maïs.

Descriptif
Le projet se déroule dans la région de Kayes, district de Kita. La terre argileuse de cette région se prête bien à la culture du coton, du maïs, du sorgho et du riz. Mais les sols sont très sensibles à l’érosion. À Kita, on cultive intensivement du coton. Les engrais chimiques et les pesticides ont dégradé la qualité de l’eau et de la terre. Un grand nombre de surfaces arables sont désormais touchées par la désertification. Comme la culture du coton est très gourmande en surface, on déboise à tout va. Les pâtures sont de plus en plus rares, ce qui réduit l’élevage et complique encore le travail de la terre. La réduction des surfaces en jachère raccourcit les cycles de régénération des sols. Les grands producteurs de coton et l’État ne proposent aucune mesure préventive et d’accompagnement. De son côté, la population locale, et les petits paysans sont pratiquement impuissants à agir. La plus-value de maïs offre une alternative. Ces dix dernières années, cette culture a fait un bond en avant grâce à un projet de l’Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest de mise en valeur de variétés productives de maïs. Le maïs est utilisé, non seulement comme aliment de base pour les personnes, mais aussi comme fourrage pour la volaille et les bêtes. Il est facile à cultiver et s’insère bien dans la rotation des cultures entre le coton, le sorgho et le millet. Il sert également de plus en plus souvent d’alternative de consommation au sorgho et au millet, surtout lorsque ces autres cultures ne sont pas bonnes ou durant la période juste avant les récoltes, lorsque les réserves de la récolte précédente sont épuisées. Le savoir-faire et les méthodes de culture, qui se transmettent traditionnellement dans la famille, sont partiellement obsolètes et devraient s’adapter aux nouvelles conditions. Les coopératives et les unions de producteurs sont encore très récentes et ont besoin de conseils.

Groupe cible : 5 905 petits paysans, hommes et femmes, de la région de Kayes

Budget : 572’832 francs

Caritas : Suisse

Page publiée le 15 août 2018