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2013

Les organisations de producteurs en Afrique de l’Ouest et du Centre : attentes fortes, dures réalités. Le cas du Burkina Faso

FARM

Titre : Les organisations de producteurs en Afrique de l’Ouest et du Centre : attentes fortes, dures réalités. Le cas du Burkina Faso

Auteur (s)  : Onate, S.
Editeur  : FARM
Date de parution 2013
Pages : 135

Résumé partiel
La Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (FARM) a lancé un programme d’étude sur les organisations de producteurs agricoles (coopératives et autres). La première étape de ce programme est axée sur l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce programme d’étude vise deux objectifs majeurs : (i) Analyser la situation actuelle des organisations de producteurs engagées dans le champ économique, les facteurs endogènes et exogènes qui concourent au développement des services économiques aux producteurs, au renforcement de leur contribution à l’économie agricole et à l’organisation des filières ; (ii) Formuler des pistes de réflexion et de propositions susceptibles d’alimenter la réforme des politiques publiques, allant dans le sens d’une amélioration des capacités économiques des OP, du renforcement de leur pouvoir de marché et de leurs capacités de contractualisation avec les autres acteurs des filières, les structures publiques ou les dispositifs interprofessionnels.
Pour ce faire, des études nationales ont été planifiées dans des pays de l’Afrique centrale et de l’ouest dont le Burkina Faso. Chaque étude nationale fait l’historique des formes d’organisation économique collective, l’état des lieux, et l’analyse des politiques. Ce document est produit dans le cadre de l’étude intitulée « Les organisations de producteurs en Afrique de l’Ouest et du Centre : attentes fortes, dures réalités ».
Les investigations montrent qu’à travers différents documents de politique sectorielle agricole le Burkina Faso a opté pour une approche communautaire du développement à partir des années 1960. Suivant l’évolution des politiques gouvernementales, cette approche a entraîné la mise en place de diverses formes d’organisations des producteurs dont finalement les organisations de base des producteurs, leurs unions et faîtières de filières agricoles et la confédération paysanne du Faso dans un cadre réglementaire reposant sur la loi n°014/99/AN du 15 avril 1999 (Loi 14). Cette dernière évolution a été particulièrement impulsée par les nouveaux enjeux et défis consécutifs au recentrage du rôle de l’Etat à la suite de l’adoption de la politique de libéralisation dans le cadre des programmes d’ajustement structurel. Toutefois, l’Etat n’a pas poursuivi les actions en faveur de la création d’un cadre institutionnel favorable sur la base d’une amélioration de l’environnement fiscal, institutionnel, législatif et réglementaire afin de faciliter l’exécution du rôle de chaque acteur du monde rural. En dépit de la crise alimentaire de 2008 et du retour aux interventions publiques concernant la production et l’encadrement des producteurs, la responsabilisation des organisations des producteurs n’a pas été renforcée.
Conformément à la réglementation, les organisations de producteurs à vocation économique sont des coopératives et groupements pré-coopératifs ainsi que leurs unions. Selon la loi, elles se constituent par filière agricole et peuvent être classées en quatre types majeurs à savoir les organisations de base, les différentes unions, les fédérations ou faîtières et la confédération qui regroupe des faîtières de différentes filières. Toutefois, les dispositions de la loi ne sont pas pleinement respectées car plusieurs organisations membres de la confédération ne sont pas des fédérations de filières agricoles. Globalement, la majorité des organisations ne parvient pas à mettre en place l’ensemble des organes d’administration, de gestion et de contrôle prévus par la loi par manque de ressources humaines, matérielles et financières voire de volonté. Cette attitude est également favorisée par la faiblesse institutionnelle de l’administration publique en charge du suivi et contrôle des organisations dans le cadre de la mise en œuvre de la loi 14. Au total, plusieurs organisations ne produisent pas les documents administratifs et financiers réglementaires ni n’organisent les audits annuels de gestion.

Annonce (IRAM)

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Page publiée le 6 août 2018