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2017

Culture de plantes médicinales en danger de disparition au village de Dialakoro Mali

Mali

Titre : Culture de plantes médicinales en danger de disparition au village de Dialakoro Mali

Pays : Mali

Date  : 2017

Présentation
Le projet consiste en l’accompagnement d’un groupement de maraîchères du village de Dialakoro – Commune Rurale de Keleya, dans la culture de plantes médicinales en danger de disparition. Les Maliens, tout comme 80 % des Africains, se soignent, pour l’essentiel avec des plantes médicinales locales pour les raisons suivantes : les médicaments importés sont beaucoup trop chers par rapport à leur capacité d’achat et sont de plus, rarement disponibles en milieu rural. Il est très dangereux d’acheter sur le marché des médicaments dits « de pharmacie par terre » dont la provenance est douteuse (blisters sans boite ni notices dont on ne connait pas la provenance ni la composition réelle, ni la péremption). Beaucoup des médicaments traditionnels à base de plantes médicinales, sont à la fois efficaces et à portée économique des familles rurales. La plupart des plantes naturelles utiles aux fins des traitements de maladies repoussent de moins en moins à cause de l’arrachage brutal des pieds et la surexploitation entraine une disparition locale (principalement à proximité des grandes villes) des plantes utiles. Au Mali, tout particulièrement, le Ministère de la Santé soutient la promotion des plantes médicinales à travers son Département de Médecine Traditionnelle (DMT) qui fabrique des Médicaments Traditionnels Améliorés (MTA) et l’Institut d’Economie Rurale (IER) au sein duquel l’agronome Saïdou Ouattara avait mis au point les méthodes spécifiques de domestication des plantes médicinales ; ce projet lui est dédié. Ces méthodes permettent que les plantes produisent une charge maximum en principes actifs médicamenteux. Traditionnellement, les plantes médicinales sont surtout cueillies par des femmes, le choix des femmes par le présent projet pour leur culture se justifie d’autant plus que la vente permettra l’augmentation de leurs revenus en complément avec ceux tirés des activités de maraîchage (vente des légumes produits traditionnellement sur leur autre terrain). Les partenaires locaux (le groupement de 150 maraîchères, en accord avec les autorités villageoises et communales) mettront à disposition un terrain de deux hectares, octroyé par la Municipalité à cet effet. Les habitants du village assureront la main d’œuvre pour les travaux de clôture, l’aménagement du terrain, la construction d’un hangar de séchage et d’un magasin de stockage en bordure du champ et tout autre besoin d’aide aux femmes. Une clôture grillagée sera installée pour protéger les cultures des animaux errants et 6 puits maraichers seront creusés. Un comité de suivi et de gestion des activités du projet est mis en place et assurera le suivi permanent avec la présidente de l’APFER (également Chef du Projet) et la Monitrice Agricole recrutée et formée dans cette spécialité dans le cadre de ce projet. Un agronome recommandé par le DMT assurera la formation de 4 formatrices aux techniques de culture, récoltes, et conservation des plantes médicinales cultivées (la Chef de projet, la Monitrice Agricole et 2 formatrices issues du groupement et ayant déjà fait la preuve de leurs capacités pédagogiques en tant qu’alphabétisatrices et formatrices à la Gestion dans la cadre d’un projet antérieur : Rokia Samaké et Bintou Koné. Ces 4 formatrices formeront à leur tour les maraîchères et assureront le suivi technique des cultures.

Financement : 70 891€

Agence Micro Projets

Page publiée le 16 juillet 2018