Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → France → Thèses en préparation → 2017 → Exploration spatiale des stocks de carbone dans les exploitations agricoles en zone Soudano-Sahélienne - Cas de l’Observatoire de Niakhar dans le bassin arachidier du Sénégal.

SupAgro Montpellier (2017)

Exploration spatiale des stocks de carbone dans les exploitations agricoles en zone Soudano-Sahélienne - Cas de l’Observatoire de Niakhar dans le bassin arachidier du Sénégal.

Ly Atoumane

Titre : Exploration spatiale des stocks de carbone dans les exploitations agricoles en zone Soudano-Sahélienne - Cas de l’Observatoire de Niakhar dans le bassin arachidier du Sénégal.

Auteur : Ly Atoumane

Université : SupAgro Montpellier

Discipline : Sciences du sol

Sous la direction de : Lydie Chapuis-Lardy.

Résumé partiel
Le sol est une ressource rare, finie, à l’échelle mondiale. Protéger cette ressource est essentiel au maintien de nos sociétés et constitue un enjeu majeur de ces prochaines décennies. Il est donc important d’amorcer la transition vers des modes d’exploitation qui soient à la fois performants sur le plan de la production et conservatoires vis à vis de la ressource. Relever ce défi nécessite préalablement de comprendre les mécanismes et les facteurs responsables de l’évolution des sols au cours du temps et met la dimension anthropique au cœur de la compréhension de l’évolution passée et future des couvertures pédologiques à l’échelle des paysages cultivés. Le carbone organique du sol, principal constituant des matières organiques, est au centre des grands enjeux mondiaux de sécurité alimentaire, de lutte contre la dégradation des terres, d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre responsables des changements climatiques, et d’adaptation des systèmes de production à ces changements. Dans ce contexte international, des Initiatives comme celle dite du « 4 pour 1000 » visent à fédérer les synergies existantes autour de la question du carbone des sols. La capacité de stockage d’un sol dépend en premier lieu du climat et des caractéristiques édaphiques intrinsèques liées à la pédogenèse (Schlesinger 1999 ; Sauerbeck 2001 ; McBratney et al., 2003 ; Stockmann et al 2013). Les sols des zones sèches sont généralement caractérisés par une texture grossière, et sont naturellement pauvres en carbone organique ; on considère toutefois que les sols des régions arides et subarides constituent un stock non négligeable, d’environ de 750 Gt de carbone (Trumper et al, 2008). Toutefois, des estimations plus précises, notamment aux échelles régionales, sont rarement disponibles (Grinand et al., 2009). Le sujet de thèse proposé a pour objectif de contribuer à l’effort global de production de connaissance sur les sols africains et plus particulièrement sur le carbone organique dans les sols ; il sera développé dans le contexte d’une zone agricole en Afrique de l’Ouest (Observatoire de Niakhar , bassin arachidier du Sénégal ; superficie 203 km2). Au Sénégal, les études sur le carbone des sols ont permis d’établir la situation du carbone du sol dans les différentes zones agro‐écologiques du Sénégal ou selon les différentes catégories d’occupation (Touré, 2002 ; Liu et al., 2004 ; Parton et al., 2004 ; Tieszen et al., 2004 ; Tschakert et al., 2004 ; Woomer et al., 2004). Le stockage du carbone dans le sol est dynamique et s’ajuste continuellement en fonction des changements de conditions, même minimes, du milieu, notamment au travers de l’usage des terres et des pratiques de gestion. Une thèse est actuellement en cours (O. Malou, Boursier IRD, Université Cheikh Anta Diop de Dakar) pour mieux caractériser l’impact de pratiques agricoles sur le stockage du Carbone organique à l’échelle de parcelles agricoles, dans 3 villages de la région de Niakhar. En région sahélienne, l’intégration agriculture‐élevage permet l’augmentation des entrées de C dans le sol par l’apport de fumiers animaux, ou la gestion des zones de parcage du bétail. La gestion différenciée des apports organiques exogènes entre champ de case et champ de brousse, la présence d’arbres (notamment Acacia sp.), de termitières anciennes contribuent également à la variabilité spatiale du carbone lorsqu’on se place à l’échelle du paysage. Estimer le stockage du carbone sur un territoire est complexe, et sujet à une certaine variabilité tant spatiale que temporelle, il est ainsi important d’imbriquer différentes échelles, notamment d’un point de vue spatial celle de la parcelle (thèse O. Malou, en cours) et celle du paysage (Thèse proposée A. Ly). Le projet de thèse cherchera à déterminer à l’échelle d’un territoire, la répartition du carbone dans les sols en fonction les traits environnementaux du paysage (arbres, zones cultivées et non cultivées, pédogénèse ‐ sols type dior/deck, ou anciennes termitières). Le travail fera appel à des approches de cartographie des sols qui prennent en compte le concept de facteur de formation des sols pour préciser les limites des unités cartographiques et mieux caractériser les sols au sein du paysage (Soil Survey Staff, 1951 ; Girard, 1983 ; Legros, 1996 ; Bockeim et al., 2005) ; des outils et méthodes numériques de type Digital Soil Mapping (McBratney et al. 2003) : télédétection, Modèles Numériques d’Altitude, etc. seront également utilisés.

En préparation depuis le : 02-10-2017

Source : Theses.fr

Page publiée le 14 septembre 2018