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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2016

Etude de mise en place de seuils d’épandage à Zam en amont du barrage de Mogtédo dans la province du Ganzourgou.

KABORE Jean Emmanuel

Titre : Etude de mise en place de seuils d’épandage à Zam en amont du barrage de Mogtédo dans la province du Ganzourgou.

Auteur : KABORE Jean Emmanuel

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : MASTER D’INGENIERIE OPTION : INFRASTRUCTURES ET RESEAUX HYDRAULIQUES 2016

Résumé
Cette présente étude a été menée dans la région du Plateau central au Burkina Faso en amont du barrage de Mogtédo situé dans le bassin versant de Bomboré. Cet ouvrage connait depuis des années d’énormes difficultés liées à l’importance de la dégradation continue des sols avec comme conséquences un envasement de la retenue. Face à une telle situation, la capacité de stockage diminue d’année en année et les populations exploitant cette retenue n’arrivent plus à conduire correctement leurs activités agricoles. Face à une telle situation, plusieurs approches ont été initiées en vue de corriger ce déséquilibre. C’est dans ce contexte que cette recherche a été initiée et à travers des études hydrologiques, hydrauliques et de Génie Civil pour proposer un schéma d’aménagement qui repose sur la construction de trois seuils d’épandage. Ces seuils permettront d’épandre les crues, de retenir les sédiments mais aussi de faciliter le franchissement des cours d’eau. Les seuils 1, 2 et 3 retenus seront construit sur le cours d’eau en matériau local (moellons) et recevront les eaux des bassins versant de superficies respectives de l’ordre de 6.02, 13.90 et 89.42 km2. Quant aux longueurs des seuils, elles sont respectivement de l’ordre de 46, 10 et 290 m. Les seuils 1 et 3 qui représentent des déversements libres ont respectivement des débits de 20 et 102 m3/s tandis que le seuil 2 qui représente un ressaut a pour débit 30 m3/s. Ces trois ouvrages réalisés par l’approche de haute intensité de main d’œuvre, en maçonnerie et en gabion de moellons ont un coût global estimatif d’environ 79 millions francs CFA avec le seuil 3 qui coûte à lui seul 61,5 millions de francs CFA car il est très long et au niveau de cette section le cours d’eau se subdivise en deux bras. Pour garantir la pérennité de ces ouvrages, le Comité Local de l’Eau de la Bomboré assurera l’entretien à travers un groupement local. Les attributions du comité seront complétées par un encadrement des services techniques étatiques de la localité.

Présentation (2iE)

Version intégrale

Page publiée le 16 septembre 2018