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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2016

Evènements pluvieux extrêmes et inondations dans l’espace « grand Ouaga » au Burkina Faso

KABORE Wendpanga Frank Rodrigue

Titre : Evènements pluvieux extrêmes et inondations dans l’espace « grand Ouaga » au Burkina Faso

Auteur : KABORE Wendpanga Frank Rodrigue

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : MASTER EN INGENIERIE DE L’EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT OPTION : INFRASTRUCTURES ET RESEAUX HYDRAULIQUES / EAU AGRICOLE 2016

Résumé
Le Burkina Faso, et plus précisément l’espace « Grand Ouaga », espace géographique regroupant la ville de Ouagadougou et ses périphéries, fait face ces deux (2) dernières décennies à une recrudescence de phénomènes d’inondations aux conséquences dramatiques. Ces évènements entravent l’essor socio-économique du pays et suscitent une vive réflexion sur les causes réelles. Ils se produisent dans un contexte où le débat sur les changements climatiques en général et sur leurs effets en particulier, fait encore rage partout dans le monde. Subséquemment, beaucoup d’observateurs pensent que ces inondations sont le résultat de précipitations journalières exceptionnelles. Cette étude vise à évaluer le niveau d’implication des évènements pluvieux dans l’apparition de ces catastrophes sur l’espace « Grand Ouaga ». Pour ce faire, une analyse de l’évolution de la pluviométrie dans cette zone et au cours de la période 1961-2014 a d’abord été effectuée. Ensuite, quatorze (14) indices des extrêmes de précipitations ont été calculés et leurs tendances mises en évidence, selon les recommandations de l’équipe d’experts pour la détection et le suivi des changements climatiques (ETCCDMI). En outre les périodes de retour des pluies à l’origine d’inondations ont été déterminées afin de les caractériser. Enfin, une évaluation de la relation pluie-débit dans cet espace a été réalisée par régression linéaire simple. Il ressort de ces analyses que les précipitations totales annuelles sont à la baisse sur la période 1961-2014, tandis que la fréquence des jours extrêmement humides connait une très légère hausse sur cette même période. L’étude de la relation entre les pluies et les débits indique que la relation est non linéaire, le coefficient de détermination étant de 39%. Par ailleurs, les épisodes pluvieux à l’origine des inondations, dans leur grande majorité ont une période de retour inférieure à 6 ans et donc ne revêtent pas un caractère exceptionnel. On peut donc envisager l’existence d’autres facteurs déterminants qui, associés aux fortes précipitations, conduisent aux inondations. Ces facteurs traduisent la vulnérabilité de plus en plus prononcée de cet espace vis-à-vis du risque d’inondation. L’analyse des évènements historiques d’inondation (1986-2015) au Burkina Faso a révélé que, Ouagadougou, le centre le plus urbanisé du pays, situé à l’intérieur de l’espace « Grand Ouaga », est par ailleurs la zone qui a été la plus éprouvée. 30% des évènements y ont été recensés

Présentation (2iE)

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Page publiée le 14 septembre 2018