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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2016

Fonctionnement hydrique des sols à partir de trois pratiques culturales burkinabé dans le Sahel : cas du bassin versant de Tougou

BADINI Aïcha Valérie Carole

Titre : Fonctionnement hydrique des sols à partir de trois pratiques culturales burkinabé dans le Sahel : cas du bassin versant de Tougou

Auteur : BADINI Aïcha Valérie Carole

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : MASTER EN INGENIERIE DE L’EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT OPTION : Infrastructure des réseaux hydraulique 2016

Résumé
Cette présente recherche est menée dans le bassin de Tougou localisé au Sahel burkinabè. Il s’agit d’un écosystème confronté depuis plusieurs décennies à une dégradation continue de ses ressources naturelles dûes à l’effet conjugué des aléas climatiques et des actions anthropiques. Cette dégradation a entrainé une modification des composantes du bilan hydrique et de ce fait les versants deviennent des zones de transit pour les flux hydriques superficiels alors que les zones basses se transforment en bas-fonds. Il apparaît ainsi un déséquilibre dans la distribution spatiale de l’eau à l’échelle du paysage accentuant le caractère contraignant de ce paramètre. Dans un tel contexte, il s’avère nécessaire de mieux comprendre les transferts hydriques en vue de proposer des solutions pour arrêter ou ralentir cette dégradation des sols, facteur limitant pour une agriculture rentable. Tel est l’objectif de cette étude qui se propose d’évaluer les performances hydriques de nouvelles pratiques culturales. L’approche méthodologique a consisté à étudier les composantes du bilan hydrique pour chaque pratique culturale. Le dispositif expérimental est un bloc aléatoire complet à deux répétitions et chaque bloc est composé de 4 parcelles (1 parcelle de zaï, 1 parcelle de demi-lune, 1 parcelle de cordons pierreux et 1 parcelle témoin). La culture choisie est le petit mil (IKMP5 Kiipala). Les premiers résultats montrent l’absence de différences significatives de l’infiltrabilité entre les différents traitements (qui varient entre 3 et 4 sur l’ensemble des parcelles). Ceci est dû certainement au fait que nous sommes en début d’expérience et que les pratiques culturales choisies n’ont pas encore d’effets sur le sol. Ces différentes pratiques culturales, à l’exception du cordon pierreux qui présente les même valeurs que le témoin, ont permis de réduire le coefficient de ruissellement ; il est de 27% pour le zaï et de 7% pour la demi-lune. Au niveau du stockage de l’eau du sol, la demi-lune montre la plus importante valeur (267 mm) et la plus faible est observée sur la parcelle témoin (128 mm) sur la période d’observation (14 Septembre 2015 au 13 Octobre 2015). Quant à l’évapotranspiration réelle les moyennes journalières tournent autour de 2.25 mm pour le cordon pierreux à 3.92 mm pour la demi-lune.

Présentation (2iE)

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Page publiée le 14 septembre 2018