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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2016

La perception de l’entretien du réseau de drainage et sa solution selon les agriculteurs : Cas de Baguinéda aval (OPIB/Mali)

SANDWIDI Sibri Alphonse

Titre : La perception de l’entretien du réseau de drainage et sa solution selon les agriculteurs : Cas de Baguinéda aval (OPIB/Mali)

Auteur : SANDWIDI Sibri Alphonse

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : MASTER EN INGENIERIE DE L’EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT OPTION : INFRASTRUCTURES ET RESEAUX HYDRAULIQUES 2016

Résumé
Le défaut d’entretien des drains est la principale cause de la dégradation des sols et de la baisse de la productivité. Pourtant, la perception du paysan sur la question demeure encore peu analysée. Cette étude est menée dans le cas des secteurs 3 et 4 des 3080 ha de terres aménagées de Baguinéda (OPIB), au Mali (Afrique de l’Ouest). Elle vise à contribuer à l’amélioration de la performance et de la durabilité de l’aménagement. Afin d’atteindre cet objectif, des enquêtes ont été réalisées suivant le principe du WASO, outil conçu à partir du boulier Japonais ou Soroban et du jeu Africain Awalé. Suivant la méthode d’échantillonnage aléatoire, stratifié et proportionnel (STP), la population étudiée a été subdivisée en 2 strates (selon le statut), puis chaque strate a été subdivisée en 2 sous strates (selon les risques d’inondations). Ainsi, un échantillon de taille 48 paysans a été prélevé sur les 1754 paysans de la population. Le test d’ANOVA à un facteur et dans certains cas les tests du signe, de Kruskall-Wallis et / ou de Mann-Whitney ont été appliqués. Les avis des paysans ont été confrontés à ceux des cadres de l’OPIB pour une analyse critique. Pour mieux cerner l’inquiétude des paysans quant aux pertes par percolation liées à l’infiltration élevée du sol, des mesures de perméabilité ont été réalisées en vue de déterminer la capacité d’infiltration des sols. Les points de mesure ont été choisis prioritairement sur les parcelles signalées comme trop filtrantes par les paysans et de façon à couvrir l’étendue de la zone. Il est ressorti que la culture du riz, les désaccords entre les paysans, le manque d’équipements, les mauvais rendements, les petites tailles d’exploitation et l’ignorance des paysans sont des obstacles à l’entretien des drains selon les paysans. Par ailleurs, le manque d’eau, amplifié par l’infiltration trop élevée du sol (22,13±6,87 mm/j), induit des mauvaises pratiques telles que : l’utilisation des drains pour irriguer en y construisant des barrages et en y creusant de puits (417 puits/1733 ha). Par conséquent, une bonne gestion de l’eau, la formation, l’appui organisationnel, des équipements adéquats et une franche collaboration sont des solutions du point de vue des paysans. Mais cela nécessite des moyens financiers conséquents et une communication fluide entre les exploitants, les agents et la Direction.

Présentation (2iE)

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Page publiée le 14 septembre 2018