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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2016

La perception de l’entretien du réseau de drainage et sa solution selon les agriculteurs : étude de cas de Baguinéda Amont (OPIB / Mali)

RUTABARA Héritier

Titre : La perception de l’entretien du réseau de drainage et sa solution selon les agriculteurs : étude de cas de Baguinéda Amont (OPIB / Mali)

Auteur : RUTABARA Héritier

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : MASTER EN INGENIERIE DE L’EAU ET DE L’ENVIRONNEMENT OPTION : INFRASTRUCTURES ET RESEAUX HYDRAULIQUES 2016

Résumé
Le manque d’entretien des réseaux de drainage de surface et de subsurface est à la base de nombreux dysfonctionnements et de la faiblesse des rendements sur les systèmes irrigués de l’Afrique de l’Ouest. Ainsi pour mettre en exergue, de façon pratique et statistiquement argumentée, le point de vue de l’exploitant sur la nécessité du réseau de drainage et les facteurs qui peuvent inciter à son entretien perpétuel, une étude sur la perception de l’entretien du réseau de drainage et sa solution selon les agriculteurs a été menée. La zone d’étude, d’une superficie de 1347 ha, est la partie amont du périmètre irrigué de Baguinéda constituée par 1849 parcelles de 0.63±0.025ha en moyenne, et située à 30km de Bamako, la capitale du Mali. A base d’un échantillon aléatoire stratifié, 48 enquêtes de terrain, utilisant le WASO qui est un outil de calcul et d’enquête, ont été menées. La performance actuelle du réseau de drainage a été appréciée par les mesures des 2 drains tertiaires et 1 drain secondaire. 25 mesures d’infiltration du sol, sur 11 parcelles réparties sur toute la zone de Baguinéda Amont, ont permis de cerner le lien entre la perméabilité du sol et l’entretien des drains. Les résultats d’enquêtes ont montré que les obstacles prioritaires à l’entretien des drains par ordre d’importance sont entre autre i) le manque de coordination entre les voisins sur un même drain tertiaire, ii) la frustration liée à l’insuffisance de l’eau pour l’irrigation, qui induit les barrages et les puits dans les drains (254puits/1374ha), et iii) le manque d’équipements adéquats. Il est ressorti que la culture du riz, préférée par les paysans, n’incite pas à l’entretien des drains. Par ailleurs, il est apparu qu’une bonne performance de production peut inciter à l’entretien, et qu’une petite taille d’exploitation démotive à entretenir les drains. Les agriculteurs ont souligné que la formation, l’appui organisationnel à l’entretien du réseau de drainage afin de faciliter le travail en commun, et les bons équipements sont les meilleures solutions aux problèmes d’entretien des drains. Sur le plan infrastructures physiques, comparativement aux dimensions initiales, les profondeurs des drains ont diminué, montrant le manque de curage. Bien que le réseau actuel de drainage soit en mesure d’évacuer une crue centennale, les inondations causées par la présence des barrages dans les drains et le mauvais état des débouchés de drains, sont observées dans certaines parties du périmètre. Les mesures d’infiltration du sol ont montré que la perméabilité élevée, d’une valeur de 1.85±0.84mm/h, induit les pratiques telles que les barrages dans les drains pour réduire les pertes par percolation, et entraine le non-respect du tour d’eau et le non entretien des drains pour éviter que l’eau se vide rapidement des casiers rizicoles.

Présentation (2iE)

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Page publiée le 16 septembre 2018