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Université Montpellier (2017)

Etude de l’impact des bactéries endophytes de semences de Cedrus libani sur la croissance et la mycorhization de plants de Cèdre en pépinière.

Azar Romy

Titre : Etude de l’impact des bactéries endophytes de semences de Cedrus libani sur la croissance et la mycorhization de plants de Cèdre en pépinière.

Auteur : Azar Romy

Université : Université Montpellier

Discipline : Ecologie des communautés

Sous la direction de : Robin Duponnois et de Magda Bou Dagher Kharrat.

Résumé partiel
Les forêts libanaises sont soumises à une dégradation significative et continue, aboutissant à une fragmentation des formations forestières et à une détérioration importante de l’intégrité écologique ainsi qu’une vulnérabilité accrue des communautés locales dont les conditions de vie dépendent de ces ressources. Les données fournies par la FAO montrent qu’entre 1990 et 1995, plus de 30% des forêts du Liban ont disparu ou ont été brulées. Pourtant la flore de cette région est un élément essentiel dans le paysage aride du sud-est méditerranéen. Au Liban, la couverture forestière recouvre environ 13,5% de la surface du pays, composée essentiellement par des forêts de chêne, de pin et également d’autres feuillus et d’autres conifères notamment le genévrier et le cèdre. La carte des modes d’occupation des sols libanais montre que le chêne représente 55 % du couvert forestier, le pin : 12 %, le genévrier : 9 % et le cèdre : 1 %. Le cèdre du Liban (Cedrus libani A. Rich.), malgré une occupation relativement faible par rapport aux autres essences forestières, est considéré comme l’arbre emblématique du Liban. Plusieurs forêts de cèdres sont répertoriée dont la plus illustre est celle de Bcharré nommée « Arz el Rab » (les cèdres de Dieu). Il y a aussi les forêts de Jaj, de Barouk, de Tannourine. Ces cédraies ont vu diminuer leur surface suite aux pressions anthropiques exacerbées (Ex : constructions de routes, programmes immobiliers) et depuis quelques années, de nombreux programmes de reboisement ont été engagés pour entre autres, recréer le « corridor » des cédraies du Mont Liban. La dégradation du couvert végétal aboutit à une fragilisation des sols avec en particulier une augmentation des processus d’érosion entraînant une baisse des teneurs en macroéléments (Ex : N et P). Cet appauvrissement de la fertilité des sols rend les opérations de revégétalisation et de reboisement relativement peu performantes (Ex : taux de mortalité élevé en début de plantation, etc) nécessitant ainsi la conception d’itinéraires sylvicoles innovants afin d’atteindre les objectifs de reboisement affichés par de nombreux pays du pourtour méditerranéen et ainsi satisfaire les Objectifs de Développement Durable, en particulier les ODD 13 et 15. Parmi les stratégies susceptibles d’être retenues pour améliorer les techniques de plantations forestières (Ex : choix des ressources génétiques) figure la valorisation des ressources microbiennes du sol et plus particulièrement la composante symbiote de la microflore tellurique. En effet, il est maintenant parfaitement admis que la plante est associé à de nombreux microorganismes (sur et dans les tissus végétaux) qui sont pleinement impliqués dans les mécanismes régissant la nutrition minérale et l’état phytosanitaire de la plante hôte ainsi que sa résistance aux stress biotiques et abiotiques (Vandenkoornhuyse et al., 2015). Ces microorganismes sont donc des acteurs majeurs dans le développement et l’état phytosanitaire de la plante hôte. L’état d’une plante résulte donc de la plante sensu stricto mais également de l’activité de la microflore qui lui est associée nécessitant aboutissant au concept d’holobionte.(Gordon et al., 2013).

En préparation depuis le : 04-09-2017

Source : Theses.fr

Page publiée le 16 octobre 2018