Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → France → 2016 → Réduction de la mycotoxicité dans l’agriculture malienne à partir de l’utilisation de biochar obtenu à partir des sous-produits de la filière Cajou

Université Montpellier (2016)

Réduction de la mycotoxicité dans l’agriculture malienne à partir de l’utilisation de biochar obtenu à partir des sous-produits de la filière Cajou

Ahmadou Abderahim

Titre : Réduction de la mycotoxicité dans l’agriculture malienne à partir de l’utilisation de biochar obtenu à partir des sous-produits de la filière Cajou

Auteur : Ahmadou Abderahim

Université : Université Montpellier

Discipline : Sciences des aliments et nutrition

Sous la direction de : Didier Montet

Résumé
La noix de cajou ou anacarde est le fruit de l’anacardier (Anacardium occidentale ). Son amande est comestible et constitue le principal produit commercial de cette plante à ce jour ; l’extraction de l’amande génère des coproduits en quantité. Les plus importants sont la coque et le baume. Ils présentent des propriétés spécifiques qui ne sont pas valorisées actuellement. Leur potentiel de valorisation devrait permettre une création de valeur ajoutée supplémentaire et une compétitivité accrue de la filière malienne du cajou. Cette situation paradoxale génère incontestablement un manque à gagner financier mais également un bénéfice social très restreint de par la limitation de création d’emplois. De plus, l’absence quasi complète de valorisation de ces coproduits les font considérer comme des déchets causant de nombreux problèmes environnementaux. Seules quelques zones rurales utilisent la coque comme combustible alternatif au bois de feu pour la cuisson domestique. Ainsi, le potentiel de valorisation des sous-produits de la filière cajou est significatif et mériterait d’être étudié. Au Mali, l’amande est généralement séparée de la coque pour être commercialisée sous différentes formes. La coque, considérée comme un des principaux déchets sans valeur de la filière, est laissée sur place. Cette configuration rendrait sa collecte relativement aisée et pertinente de par sa concentration géographique, sa quantité importante et ses faibles coûts d’achat autour de la capitale. Les unités de transformations de cajou sont généralement situées à Bamako ou en périphérie plus ou moins proche (jusqu’à la région de Sikasso vers la frontière avec la Cote d’Ivoire). Ainsi, l’accès à des infrastructures routières en bon état par rapport à la moyenne nationale est possible pour des coûts logistiques relativement abordables. Cette région est de plus également considérée comme stable sur le plan sécuritaire. Le biochar est un produit carboné solide microporeux obtenu à partir de la pyrolyse de diverses matières organiques précurseurs (biomasse, déchets agricoles, etc.). Le biochar se distingue du charbon végétal par ces modalités de fabrication et par son utilisation. Le biochar a vocation à être utilisé en amendement dans les sols. Il peut lui conférer des caractéristiques particulières favorables sous certaines conditions. Les mycotoxines sont des produits issus du métabolisme secondaire des moisissures qui se développent sur les plantes au champ et pendant leur conservation. Il existe plusieurs formes de mycotoxines, au Mali c’est l’aflatoxine qui est la plus répandue et cause beaucoup de dégâts ; l’aflatoxine est une substance toxique produite par une moisissure du nom d’aspergilus flavius ; ses cultures cibles au Mali sont l’arachide, le sorgho, et le maïs. Ces cultures sont des aliments de base de l’alimentation nationale et constituent également des produits de commercialisation ; or si elle est ingérée en des quantités suffisantes, l’aflatoxine peut causer de nombreuses maladies très graves à l’homme, d’où la nécessité de réduire les risques de contamination, ce qui nous conduit à l’utilisation du biochar comme agent fixateur des mycotoxines d’où l’objet de cette thèse. Le projet de thèse a comme objectif principal d’étudier les conditions de réduction de la mycotoxicité dans l’agriculture malienne à partir de l’utilisation de biochar obtenu à partir des sous-produits de la filière Cajou. La méthodologie de travail se décompose en quatre étapes principales suivantes : - Elaboration et caractérisation physico-chimiques de différents biochars issus de la pyrolyse des coques de cajou, - Essais des biochars sous serres pour confirmer l’hypothèse de réduction des mycotoxines et déterminer les conditions optimales d’utilisation, - Analyse toxicologiques et agronomiques des produits agricoles obtenus sous serres, - En fonction des résultats, application du biochar sur des petites parcelles maliennes pour validation et transfert des résultats sur le terrain, Cette thèse cadre parfaitement avec les réalités et défis de l’agriculture et l’industrie au Mali. Elle prend en compte la sécurité alimentaire, la santé du consommateur, la gestion durable des ressources agricoles et la protection de l’environnement. A terme, les résultats de la thèse constitueront une base pour la soumission d’un futur projet pilote de démonstration de valorisation des coques de cajou, via la production et utilisation de biochar dans des parcelles communautaires maliennes.

En préparation depuis le : 17-10-2016 .

Source : Theses.fr

Page publiée le 11 septembre 2018