Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → France → Thèses en préparation → 2017 → Analyse Economique et Stratégies de valorisation agro-énergétique : Le cas de la jacinthe d’eau en Zone Office du Niger au MALI

Université Montpellier (2017)

Analyse Economique et Stratégies de valorisation agro-énergétique : Le cas de la jacinthe d’eau en Zone Office du Niger au MALI

Samassekou Aly badara

Titre : Analyse Economique et Stratégies de valorisation agro-énergétique : Le cas de la jacinthe d’eau en Zone Office du Niger au MALI

Auteur : Samassekou Aly badara

Université : Université Montpellier

Discipline : Sciences Économiques

Sous la direction de : François Mirabel et de Jean-louis Monino.

Résumé partiel
sition du problème lié à la jacinthe d’eau La zone Office du Niger se trouve dans le delta du Niger, dans la région de Ségou. Elle demeure une importante zone rizicole avec une surface exploitable de plus d’un million d’hectares. o Barrage de Markala, o Réseau hydraulique : 75 km de canaux principaux, 153 km de distributeurs, 50 km de grands collecteurs, 491 km de partiteurs, plus de 2000 km d’arroseurs. o Périmètre agricole : 80 000 ha exploités sur un potentiel de 1 105 000 ha, o Bétail sédentaire : 42 000 bovins, 46 000 Bœufs de labour, 340 000 ovins et caprins. o Pesage de la canne à sucre : 40 000 tonnes de sucre produit annuellement. La surface déjà aménagée est d’à peu près de 100.000 hectares, dont 25.000 sont totalement recouvertes par les plantes aquatiques. On notera de plus que certaines de ces plantes aquatiques sont toxiques, comme par exemple la salvinia molesta, que les poissons et les bœufs mangent, mais qui est ensuite mortelle pour les hommes qui mangent la chair de ces animaux. Ces dernières, dont la principale est la jacinthe d’eau, y sont particulièrement nuisibles, non seulement parce qu’elles recouvrent un quart de la zone exploitable, mais également parce qu’elles gênent l’exploitation des autres 3/4. La jacinthe gêne la circulation de l’eau dans les canaux, l’abreuvage des animaux, la multiplication des poissons, la navigation, la pêche, le transport d’énergie. La jacinthe contribue à la propagation des maladies comme la bilharziose, l’amibiase et le paludisme. La ZON dépense plus de 100 millions de fcfa/an pour le faucardage. Quant à l’Office du Niger, les dépenses pour nettoyer les canaux d’irrigation auraient évolué de 137 080 900 F CFA ( 2004 ) à 490 612 596 F CFA ( 2007) pour un investissement cumulé de 1 345 791 780 F CFA durant la même période. Sur le plan agricole, l’envahissement des canaux d’irrigation et des casiers rizicoles constitue une menace sérieuse pour l’exploitation de près de 100.000 hectares et pourrait hypothéquer en partie une production estimée à 427.500 tonnes de riz, 25.000 tonnes de sucre et une bonne partie de la production maraîchère de contresaison, représentant un revenu d’environ 50 milliards de FCFA Les zones les plus infestées par la jacinthe d’eau sont celles où le rendement est inférieur à 5 tonnes par hectare. Une irrigation élargie et plus efficace a permet des rendements plus élevés, ainsi que des revenus plus importants pour les agriculteurs maliens. La production de riz augmentera ainsi que celle d’autres denrées alimentaires, telles que les oignons et les tomates, a augmenté de manière substantielle. Comment peut-on traiter ce problème ? Une première utilisation de la jacinthe d’eau est importante pour donner vie à de nombreux villages de la zone : en effet, des artisans l’utilisent pour fabriquer des briques pour la maçonnerie, pour produire des nattes utilisées pour l’emballage de produits d’exportation comme les poissons, ou même des fauteuils, et ainsi ils gagnent leur vie et celle de leur famille. D’autre part, la jacinthe d’eau constitue un aliment pour les poissons (carpes, tilapia, lamantins), et est donc un élément important de l’écosystème. Enfin, la jacinthe d’eau permet l’épuration de l’eau jusqu’à la rendre potable, l’installation de fosses à compost, la fabrication de produits d’artisanat et de de briquettes à base de jacinthe d’eau. Ces différentes utilisations cependant, correspondent à des pourcentages négligeables de la biomasse à éliminer. Ainsi, la solution au problème de la prolifération de la biomasse aquatique semble devoir être recherchée dans une véritable politique de valorisation agro-énergétique de la jacinthe d’eau. C’est l’objet de la suite de ce document de présenter les éléments de base de cette voie. L’analyse du bilan énergétique de notre pays fait ressortir un certain nombre d’observations notamment : o Une surexploitation de nos ressources forestières, o Une forte augmentation de la demande en énergie particulièrement la consommation en GPL, gaz butane (subventionné par l’Etat), o Des difficultés d’accès à l’énergie en milieu rural. Il apparaît donc nécessaire d’aller vers la promotion des énergies renouvelables principalement le développement des biocarburants et à l’exploitation de la biomasse disponible pour améliorer le bilan carbone et s’affranchir des variations de prix des produits pétroliers.

En préparation depuis le : 10-11-2017 .

Source : Theses.fr

Page publiée le 17 septembre 2018