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Université Bordeaux (2017)

Sécurité alimentaire, allocation intra-ménage, évaluation d’impact du projet CHANGE sur la stratégie de négociation des membres du ménage dans le cadre de la production agricole : une analyse axée sur le genre

Birba Ousmane

Titre : Sécurité alimentaire, allocation intra-ménage, évaluation d’impact du projet CHANGE sur la stratégie de négociation des membres du ménage dans le cadre de la production agricole : une analyse axée sur le genre

Auteur : Birba Ousmane

Université : Université Bordeaux

Discipline : Sciences économiques

Sous la direction de : Tanguy Bernard.

Résumé partiel
A l’instar des pays en voie de développement, le Burkina Faso est un pays dont l’agriculture constitue l’un des secteurs clé de son économie, en effet elle génère plus 35% de la richesse du pays et occupe plus 86% de la population active Burkinabè (Banque mondiale, 2012). Déjà confrontés à une insécurité alimentaire et à une absence d’autosuffisance alimentaire, conjuguée à une population plus que jamais grandissante, l’agriculture burkinabè se devra plus performante afin d’assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle de ces burkinabè. Ainsi, longtemps caractérisée par son faible niveau de production au regard des ressources disponibles, cette agriculture devra prendre une autre dimension. En effet, même si il existe des ressources (les terres, main d’œuvre…) favorables à l’émergence d’une agriculture durable au Burkina, l’utilisation de ces dites ressources reste inefficiente. Une connaissance des facteurs sous-jacents qui expliquent l’inefficience de la productivité agricole pourraient aider à proposer des politiques publiques visant à augmenter la productivité agricole. Certains économistes comme Udry (1996) ont montré que les ménages à travers la forme de négociation de leurs membres sont victimes d’une mauvaise allocation des ressources au sein du ménage qui se traduit par une perte de productivité donc de la production. Il a également étudié les écarts de productivité genre dans l’agriculture, il s’est intéressé notamment à l’efficience d’allocation plutôt que l’efficience technique. Il rejette l’hypothèse du modèle de rationalité collective qui stipule que les ménages atteignent nécessairement un niveau d’efficience au sens de Pareto. Ses estimations complémentaires de fonctions de production indiquent que la production totale des ménages pourrait être augmentée de 6% à en réaffectant les intrants des hommes sur les parcelles des femmes. Des auteurs ont confirmé en large partie ces résultats, par exemple en Ethiopie : Fafchamps et Quisumbing, 2002 ; ou au Kenya : McPeak et Doss, 2006). Le débat sur l’allocation efficiente des ménages au sens de pareto tant pour la consommation que pour la production est actuel, en effet, contrairement à Udry (1996), Duflo and Udry (2004), et Robinson (2012), Bobonis (2009) and Rangel et Thomas (2012) ont montré que les ménages allouent de façon efficience leur ressources. Du point de vue économique, la prospérité de l’agriculture via une utilisation optimale des inputs est un état plus que souhaitable, encore faudrait-il que cette agriculture puisse assurer une sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ainsi une connaissance des types de spéculations dont s’adonnent les ménages (culture vivrière, culture de rente,…) à travers les arbitrages qu’ils opèrent dans l’allocation des surfaces cultivées aux différentes spéculations est nécessaire pour évaluer la quantité de micronutriments disponibles à partir de leurs productions agricoles. Cette recherche va s’articuler autour de trois grands axes : • Comprendre le comportement des ménages en matière de négociation entre ses membres dans le cadre de la production agricole et son incidence sur la production du ménage, existe-il une répartition optimale au sens de Pareto des ressources du ménage au sein du ménage ? Le projet CHANGE a-t-il modifié les négociations qui s’opèrent au sein du ménage et pour quelle incidence sur leur production agricole ? Évaluer l’impact du projet CHANGE sur l’écart de productivité genre en matière de production agricole. L’objet de cette section est d’étudier la relation entre l’allocation des ressources au sein des ménages et les conséquences en termes de production agricole en mettant l’accent sur l’aspect genre. • Étudier l’efficience en matière de production de micronutriment et l’état des lieux de la sécurité alimentaire des ménages. Il s’agit d’établir l’état des lieux de la quantité de micro nutriments disponible pour les ménages et mettre en exergue leur incidence sur la sécurité alimentaire des ménages, statuer sur le niveau d’efficience en matière de production de micronutriment, en d’autre terme le ménage peut-il avoir un niveau de production de micronutriments préférable à son niveau de production de micronutriments actuel en réallouant la quantité de spéculation cultivée ? On dit qu’un niveau de production de micronutriment A est préférable à un autre niveau de production B, si ces deux niveaux de production de micronutriments sont obtenus par l’utilisation d’une même quantité d’input, mais de panier de spéculation (semence) différente, de sorte que le niveau A permet au ménage d’atteindre un niveau de sécurité alimentaire supérieur à celui qu’offre le niveau de production B. Les déterminants de l’allocation des terres aux différentes spéculations seront recherchés.

En préparation depuis le : 17-10-2016

Source : Theses.fr

Page publiée le 12 septembre 2018