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Université Oran 1 - Ahmed Ben Bella (Université Es-Sénia) 2006

Mutation d’un quartier périphérique d’une ville moyenne en centre d’animation. Debdaba à Bechar

HAMIDI Abdelkader

Titre : Mutation d’un quartier périphérique d’une ville moyenne en centre d’animation. Debdaba à Bechar

Auteur : HAMIDI Abdelkader

Université de soutenance : Université Oran 1 - Ahmed Ben Bella (Université Es-Sénia)

Grade : Magister 2006

Résumé _ Selon le R.G.P.H. de 1998, la ville de Bechar concentrerait 59,83 % de la population totale de la wilaya. Le caractère dominant de la ville de Bechar reste le tertiaire avec un niveau d’activité qui atteint les 69.03 % alors que le niveau national pour ce secteur ne dépassait guère les 52,5 % en 1987. Malgré ses potentialités en termes de surfaces à urbaniser, l’agglomération présente un espace urbain de qualité assez médiocre. Conséquence directe, nous semble t-il de la pression démographique dont elle est sujette. Aussi la croissance urbaine très rapide de la ville durant ces 30 dernières années lui a fait perdre ses caractéristiques originales. Néanmoins, nous pouvons distinguer les pôles urbains qui ont jalonné la formation du tissu urbain actuel, même si leurs limites tendent vers la « dilution » : résultat de cette poussée urbaine. Parmi ces pôles, le quartier Debdaba, premier lieu de sédentarisation des nomades, creuset d’accueil d’une population immigrée en quête de travail de 1940 jusqu’en fin des années 1960, ce quartier qui n’existait pratiquement pas jusqu’à la fin des années 1930, est devenu la périphérie la plus peuplée de toute la ville : Les 2/5 èmes de la population de la commune y habite, (R.G.P.H. 1998).Debdaba reconnu à la veille de l’indépendance comme commune, redevenu depuis simple arrondissement de la commune de Bechar, symbolise la « ville populaire » qui s’oppose souvent à la « ville officielle ». La première sous équipée est un espace de résidence et d’activités tertiaires, animée presque 24 heures sur 24, et la seconde contenant tous les équipements est un espace d’activités tertiaires par excellence mais moins animée surtout le soir. Deux entités s’opposent donc : d’un côté la ville « officielle » avec ses quartiers planifiés et construits par l’état et les collectivités locales, et de l’autre la ville « populaire » en cours de formation et de transformations. Atypique par sa population, son site, son histoire et sa structure urbaine qui s’inspire de la structure du noyau originel de la ville de Bechar (le Ksar), avec la particularité sinon la contrainte des jardins, le quartier Debdaba semble aujourd’hui prendre l’aspect d’un vrai centre périphérique. Bien que ces espaces soient caractérisés par une structure urbaine qui a souvent repris l’aspect de l’espace nomade, le cas Debdaba nous semble un exemple intéressant de ces quartiers appelés communément populaires mais qui restent à définir.

Mots clés : Debdaba ; Becha ; Sédentarisation Des Nomades ; Urbanisation ; Population ; Habitat ; Ville Populaire ; Espace Urbain ; Parpaing ; Béton.

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Page publiée le 12 février 2019