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Université Oran 1 - Ahmed Ben Bella (Université Es-Sénia) 2017

Contribution à l’étude de la microflore des dattes conservées par des méthodes traditionnelles (Btana), et valorisation des dattes de faible valeur marchande

Boulal Ahmed

Titre : Contribution à l’étude de la microflore des dattes conservées par des méthodes traditionnelles (Btana), et valorisation des dattes de faible valeur marchande

Auteur : Boulal Ahmed

Université de soutenance : Université Oran 1 - Ahmed Ben Bella (Université Es-Sénia)

Grade : Doctorat en Biologie 2017

Résumé
La datte, ce fruit de haute valeur nutritionnelle, constitue la base de nombreux produits traditionnels, tel que ‘le Btana’. Ce mode de conservation est largement pratiqué dans le sud algérien afin de valoriser l’excès de production de dattes communes pour des fins commerciaux. Pour diverses raisons socioculturelles, les paysans supplémentent ‘le Btana’ par des herbes aromatiques selon le choix et les régions. Dans ce travail de thèse, on a étudié l’efficacité de cette méthode de conservation traditionnelle et l’effet du (Romarin) sur la qualité microbiologique et physicochimique de Btana. Les résultats des tests expérimentaux montrent une forte régression des microorganismes dans les échantillons contenant du Romarin comparés à ceux, qui ne le contiennent pas. Un autre avantage de l’utilisation du Romarin, c’est qu’il permet de stabiliser le pH de la datte ce qui améliore la qualité des dattes conservées. D’autre part (Ensuite), nous avons cherché une autre voie de valorisation des dattes par la production de nouvelle souche de levures via leur bioconversion en bioéthanol. Pour ce faire, on a utilisé trois souches de levures (S1, S2 et S3) isolées de dattes fermentées spontanément (variété Tinaceur). La souche S1 a donné une meilleure productivité en éthanol après une fermentation Batch ciblée de la même variété en comparaison avec les souches (S2 et S3). Puis, deux autres variétés de dattes originaires de la region du sud-ouest (Teggaza et Lebghel) ont fait l’objet des mêmes tests de fermentation au laboratoire par la levure commerciale Saccharomyces cerevisiae pour estimer le rendement de conversion de ces variétés de dates en bioéthanol. Ce qui a permis d’enregistrer des productivités acceptables de 2.5 et 2.78 mL/kg/h, avec des degrés alcoliques de de 88° et 90° pour les moûts des deux variétés de dattes Teggaza et Lebghel respectivement. Enfin, le fermenteur batch utilisé dans cette thèse est concu et réalisé au sein de (URERMS) d’Adrar. Il est de 50L de capacité, chauffé par énergie solaire afin de résuire le coût total de l’opération de fermentaion. L’éthanol est extrait par un distillateur à colonne fractionnaire de 30L, monté localement. Ce système a donné une production de 250 mL/kg d’éthanol de 90°. L’efficacité du système a été estimée de 33%, et semble satisfaisante pour une production d’éthanol à grande échelle mettant au profit le gisement solaire saharien.

Mots clés : Rebut de dattes, Biomasse, Microflore, Btana, Conservation traditionnel, Romarin, Saccharomyces cerevisiae, Fermentation alcoolique, Distillation, Bioéthanol, Energies solaire.

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Page publiée le 12 septembre 2018