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Université Oran 1 - Ahmed Ben Bella (Université Es-Sénia) 2016

Utilisation des biotechnologies dans l’interaction entre le pois chiche Cicer arietinum et Ascochyta rabiei agent de l’anthracnose

Kadiri Amina

Titre : Utilisation des biotechnologies dans l’interaction entre le pois chiche Cicer arietinum et Ascochyta rabiei agent de l’anthracnose

Auteur : Kadiri Amina

Université de soutenance : Université Oran 1 - Ahmed Ben Bella (Université Es-Sénia)

Grade : Doctorat en Biologie 2016

Résumé
Ascochyta rabiei est à l’origine de l’anthracnose du pois chiche. L’étude de l’interaction entre ce pathogène et son hôte est abordée dans ce travail par le biais de la culture de tissus in vitro par un pathosystème de cals de pois chiche inoculés avec des spores d’Ascochyta rabiei. La mise au point d’un protocole qui révèle une variabilité dans l’expression du potentiel callogène chez Cicer arietinum. Les fragments de tiges et les folioles expriment une réactivité plus élevée comparé aux cotylédons. Une variabilité est également observée chez les différents génotypes où le taux de cals obtenu chez Zouaoui est plus élevé. Le type et la concentration d’hormones ajoutées au milieu de culture influe également sur l’initiation de la callogenèse. L’étude histologique des cals inoculés avec une suspension de spores d’Ascocchyta rabiei comparés aux témoins montre deux différentes réactions. Chez INRA 199, ILC 200 et ICC 3996 C la prolifération du pathogène est lente et limitée par la formation d’une zone où les cellules accumulent des composés phénoliques. Sur Flip 82 150C, le développement d’Ascochyta rabiei est plus prononcé, et le nombre de fructification plus important. Un deuxième type de réaction est observé chez ILC 483, le génotype sensible et également chez Zouaoui. Le pathogène colonise rapidement l’espace intercellulaire des cals et le nombre de pycnides formés est élevé. La production des phénols et des flavonoïdes est localisée in situ par des tests histochimiques et confirme leur accumulation plus élevée chez les résistants. L’infection des cals de Cicer arietinum par les spores d’Ascochyta rabiei influe sur leur métabolisme. Le taux de sucres solubles totaux est nettement moins élevé chez les sensibles comparés aux résistants, et le taux de protéines augmente significativement sous l’effet de l’inoculation chez ces derniers. Les phénols et flavonoïdes accumulés chez les génotypes résistants sont supérieurs chez les inoculés comparés aux témoins. Le pois chiche accumule plusieurs composés constitutifs ou synthétisés de novo sous l’effet de l’inoculation.

Mots clés : Ascochyta rabiei, bioautographie, callogenèse, Cicer arietinum, flavonoïdes, histologie, inoculation, phénols, protéines, sucres solubles.

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Page publiée le 17 avril 2019