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Université Oran 1 - Ahmed Ben Bella (Université Es-Sénia) 2015

Valorisation des symbiotes rhizosphériques et l’adaptation de la symbiose chez le haricot à la déficience de Phosphore dans l’agro-écosystème d’Ain Témouchent.

Benadis Chahinez

Titre : Valorisation des symbiotes rhizosphériques et l’adaptation de la symbiose chez le haricot à la déficience de Phosphore dans l’agro-écosystème d’Ain Témouchent.

Auteur : Benadis Chahinez

Université de soutenance : Université Oran 1 - Ahmed Ben Bella (Université Es-Sénia)

Grade : Doctorat 3 ième cycle 2015

Résumé
Les légumineuses ont une importance environnementale, alimentaire et socio-économique élevées, surtout pour les pays africains. Malgré leur intérêt, au cours de ces dernières années, leur culture est en baisse causée par des stress biotiques et abiotiques : variations de température, pauvreté en éléments minéraux des sols méditerranéens en particulier le phosphore. La capacité d’une association symbiotique avec des rhizobiums permet la fixation biologique de l’azote qui peut être exploitée pour améliorer la croissance des plantes et la fertilité des sols. L’inoculation par les rhizobiums joue un rôle important dans l’amélioration et l’augmentation du potentiel de fixation de l’azote en augmentant le nombre et le poids des nodules. Dans ce contexte, l’objectif de notre étude est de sélectionner un rhizobium efficient et génotypes de haricot tolérants pour améliorer la croissance et la production du haricot, de l’adapter à remédier aux contraintes, en particulier la carence en phosphore du sol. Deux variétés locales (Locale, Dj) et six lignées recombinantes contrastantes de haricot ont été semées en dualité in vitro et in campo en test multilocaux dans 20 parcelles à Ain Témouchent. 45 jours après semis, les paramètres de croissance et nodulation ont été évalués et les souches isolées des nodosités ont été affiliées par PCR-RFLP. La collection des 40 isolats a révélé une diversité intéressante. Pour 40 souches étudiées cinq ont été identifiés comme Rhizobium elti, 3 R. leguminosarum, 11 R. gallicum, 2 R. loti, et 6 Agrobacterium et 13 souches non identifiées. En test de nodulation, 29 souches ont réinfecté leurs génotypes hôtes. Les souches17 et 2 (R.etli) étaient les plus efficientes. Tous les génotypes ont été testés in vitro sous système hydroponique. Les plantes ont été soumises à deux niveaux de déficience en P et deux traitements d’inoculation avec Rhizobium etli CIAT 899 et R. etli CIAT 899-Glomus intraradices. Après 5 semaines de croissance, dans des conditions de serre, des mesures de consommation d’oxygène liées à la fixation de l’azote ont été réalisées sur la plante entière. La consommation d’O2 des nodules racinaires du haricot inoculé a été mesurée au stade floraison 45 jours après le semis (JAS). Les résultats montrent que la déficience en P diminue la consommation d’O2 des racines nodulées et affecte les paramètres de croissance en particulier la nodulation en diminuant le nombre, la taille et la biomasse sèche nodulaire. La nodulation est plus sensible à la carence en P que la croissance des plantes.

Mots clés : Haricot,agro-écosystème,Rhizobia, Phosphore

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Page publiée le 16 avril 2019