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Université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB) 2017

Bio-surveillance sur S.I.G. de la qualité de l’air dans l’Algérois par la biodiversité des lichens et les végétaux supérieurs

Ghennam, Kamel

Titre : Bio-surveillance sur S.I.G. de la qualité de l’air dans l’Algérois par la biodiversité des lichens et les végétaux supérieurs

Auteur : Ghennam, Kamel

Université de soutenance : Université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB)

Grade : Doctorat 2017

Résumé
La biosurveillance de la qualité de l’air connaît un gain d’intérêt ces dernières années sur la rive sud de la méditerranée. Le développement socio-économique des pays du Maghreb et notamment de l’Algérie induit une augmentation de la pollution atmosphérique, laquelle menace à la fois ses écosystèmes et la santé humaine. La première cartographie de la pollution atmosphérique d’une partie de la baie d’Alger a été établie en 2002. Nous avons entrepris son actualisation en 2011 et par la suite son extension sur toute la baie en utilisant le Système d’Information Géographique (S.I.G.). La base de données élaborée dans ce S.I.G. comporte toutes les données de l’indice de pureté atmosphérique (I.P.A.) jusqu’en 2016. Elle comporte également les informations concernant l’occupation du sol et l’indice d’impact humain (I.I.H.) ainsi que les données des maladies respiratoires enregistrées durant les cinq dernières années. La méthode utilisée s’appuie sur l’I.P.A. de Leblanc & De Sloover (1970) dans les 1110 relevés réalisés sur 111 stations. Toutes les valeurs de l’I.P.A. ou des variables du milieu sont précisément localisées et représentées sur une carte géo-référencée. Les facteurs environnementaux mesurés ont été comparés aux valeurs de l’I.P.A. et aux mesures physicochimiques des quatre jauges existantes sur la ville. Les résultats ont montré une importante baisse de la qualité de l’air en 14 ans. Nous avons réalisé la première carte d’iso- pollution élaborée sur un S.I.G. avec toutes les données récentes sur la qualité de l’air couvrant toute la baie d’Alger. Les classes de pollution identifiées montrent que, à l’exception d’une station peu polluée, toute la ville d’Alger se caractérise par des classes de pollution élevée. Il a également été montré une corrélation négative entre l’I.P.A. et l’I.I.H. des stations échantillonnées, ce qui corrobore l’importance de l’évolution de la pollution et le danger qu’elle représente sur la santé humaine dans une ville qui continue d’évoluer vers une grande métropole. L’étude a montré que le taux de plomb dans les écorces d’olivier est très élevé. Les résultats ont dévoilé une plus importante occurrence des cas de maladies respiratoires notamment l’asthme au niveau des zones dont l’I.P.A. est faible.

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Page publiée le 9 mai 2019