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Université Mohammed V - Agdal, Rabat (1986)

Recherches hydrobiologiques sur le haut Sebou (Moyen Atlas) ; une contribution à la connaissance faunistique, écologique et historique des eaux courantes sud-méditerranéennes

Dakki, Mohamed

Titre : Recherches hydrobiologiques sur le haut Sebou (Moyen Atlas) ; une contribution à la connaissance faunistique, écologique et historique des eaux courantes sud-méditerranéennes

Auteur : Dakki, Mohamed

Université de soutenance : Université Mohammed V - Agdal, Faculté des Sciences, Rabat

Grade : Doctorat 1986

Résumé partiel
Ce mémoire, consacré principalement au haut Sebou, présente un ensemble de contributions à la connaissance des écosystèmes lotiques nord-africains. Après un aperçu sur le cadre naturel au niveau du bassin versant, le milieu aquatique est décrit dans les 37 stations choisies, au niveau de ses composantes morphologiques, hydrologiques, thermiques et chimiques. A l’issue de cette description, une structure mésologique du réseau hydrographique est dégagée à l’aide de l’analyse des correspondances multiples. Un faible nombre de paramètres (en particulier thermiques, hydrologiques et trophiques) expliquent cette structure. Les études sur les peuplements portent sur quatre groupes d’insectes : Ephéméroptères, Plécoptères, trichoptères et Coléoptères Elmidae. Ces groupes constituent de bons indicateurs en écologie des eaux courantes ; ils ont fourni une liste de 93 espèces qui dénote la faible richesse de ceux-ci. La répartition géographique des espèces met en relief la prédominance d’éléments méditerranéens d’endémiques nord-africains ou marocains avec quelques formes à affinités paléo tropicales ou proche orientales. L’étude biotypologique globale est réalisée à l’aide de l’analyse des correspondances d’un tableau où les espèces sont représentées dans chaque station par leur maximum d’abondance absolu. L’ordination espèces stations sur l’axe 1, s’explique en premier lieu par deux principaux facteurs : (1) la moyenne géométrique des maxima thermiques des mois le plus froid et le plus chaud, (2) la taille des cours d’eau, exprimée par le débit. L’altitude, paramètre dont dépendent, plus ou moins, ces deux facteurs, explique en second lieu la structure biotypologique. L’eurythermie de la plupart des cours d’eau fait apparaître des successions faunistiques temporelles bien marquées et assez semblables aux successions spatiales. Celles-ci sont exprimées avec succès et conjointement dans une biotypologie spatio-temporelle portant sur 14 stations du haut sebou. L’intervention efficace du facteur thermique dans cette typologie, à la fois par ses variations annuelles et spatiales, fait d’elle un bon moyen pour exprimer les successions écologiques liées à la température. L’analyse des peuplement est faite graphiquement à l’aide de deux paramètres : l’abondance et le degrés de préférence des espèces. Ce dernier paramètre est défini et discuté au niveau de ces variations et de sa signification écologique, de même que le principe et les qualités de la représentation graphique sont exposés. L’analyse comparative des 37 peuplements ont fournit une typologie en plusieurs faciès, à l’aide des taxons indicateurs. Cette typologie est légèrement différente de celle obtenue par l’analyse des correspondances, elle a en plus le mérite d’exprimer le degré de stabilité des peuplements et de mieux individualiser ceux qui sont les plus perturbés. L’étude autécologique des 93 espèces est menée à l’aide du plan F1 – F2 de l’analyse mésologique du haut Sebou.

Mots clés : Hydrobiologie, Haut Sebou, Faune, Ecologie

Présentation (Toubk@l)

Page publiée le 3 mars 2009, mise à jour le 6 janvier 2018