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Université Constantine 1 (ex Mentouri) 2015

Impact de plantes riches en métabolites secondaires sur la méthanogénèse ruminale et les activités fermentaires du microbiome ruminal chez des ovins

RIRA Moufida

Titre : Impact de plantes riches en métabolites secondaires sur la méthanogénèse ruminale et les activités fermentaires du microbiome ruminal chez des ovins

Auteur : RIRA Moufida

Université de soutenance : Université Constantine 1 (ex Mentouri)

Grade : Doctorat en Sciences Biochimie et Microbiologie Appliquées 2015

Résumé
La réduction des émissions de méthane liées à l’élevage est une préoccupation majeure qui nécessite l’implication des pouvoirs publics et des acteurs des filières animales à l’échelle mondiale. L’objectif de ce travail de thèse était de tester, dans un premier temps, le pouvoir antiméthanogène, in vitro, d’extraits de plantes riches en huiles essentielles et en tanins condensés. Dans un second temps, une étude in vivo a été engagée pour une validation des résultats obtenus in vitro et pour une meilleure connaissance de la méthanogenèse ruminale et des phénomènes fermentaires induits. Nos travaux permettent de conclure que les huiles essentielles et les tanins condensés ont le potentiel d’atténuer la production de méthane in vitro. Les huiles essentielles de Mentha pulegium et de Juniperus phoenicea affectent négativement la fermentation ruminale in vitro. Les tanins condensés réduisent la production de méthane in vivo sans effets indésirables notables sur la fermentation ruminale et sur la digestibilité. L’effet des tanins condensés est plutôt lié à la dose et non à la nature de la plante. Ce travail de thèse a aussi mis en évidence l’absence de relation entre la concentration, la diversité des archées méthanogènes et la méthanogénèse ruminale. La réduction du méthane est due à l’inhibition de l’activité des archées méthanogènes plutôt qu’à la diminution de leur concentration. La présentation des plantes riches en tanins sous forme de pellets a également accélérer le transit. Les résultats obtenus suggèrent que les tanins condensés contenus dans Leucaena leucocephala, Manihot esculenta et dans une moindre mesure Glyricidia sepium, sous forme de pellets, peuvent être utilisés pour atténuer la production de CH4 sans effets nuisibles marqués sur le processus fermentaire.

Mots clés : Méthane, tanins condensés, huiles essentielles, fermentation, microbiote ruminal, mouton

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Page publiée le 12 octobre 2018