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Université Cadi Ayyad (Marrakech) 2016

Diversité génotypique et fonctionnelle des rhizobia associés aux cultures mixtes Fève-Blé en conditions limitantes de phosphore au Maroc

Maghraoui, Tasnime

Titre : Diversité génotypique et fonctionnelle des rhizobia associés aux cultures mixtes Fève-Blé en conditions limitantes de phosphore au Maroc

Genotypic and functional diversity of rhizobia associated with bean-wheat mixed crops under phosphorus limiting conditions in Morocco

Auteur : Maghraoui, Tasnime

Université de soutenance : Université Cadi Ayyad (Marrakech)cotutelle Université de Montpellier

Grade : Doctorat : Mécanismes des interactions parasitaires pathogènes et symbiotiques : Université Cadi Ayyad (Marrakech) 2016

Résumé
Cette étude a pour principal objectif de mettre en évidence le rôle des bactéries solubilisatrices de phosphate (rhizobia) dans une meilleure gestion des systèmes de cultures associant la fève (légumineuse) et le blé (céréale) en monoculture et en cultures mixtes sous des conditions de déficience en P. Cent neuf souches de rhizobia ont été isolées à partir des nodules racinaires des plantes de V. faba dans la région de Marrakech. Les analyses phylogénétiques basées sur les gènes 16S rDNA, recA et nodD montrent que les souches étudiées sont proches phylogénétiquement de R. leguminosarum biovar viciae, de R. laguerreae et de Ensifer meliloti. Nous avons également décelé la présence du gène pqqC qui est impliqué dans la solubilisation du phosphate (pyrroloquinoline quinone synthase C) chez 15 souches de rhizobia. 22% de ces souches ont été identifiées comme étant capables de solubiliser le phosphate minéral. Ensuite, nous avons montré que l’inoculation avec certaines souches de rhizobia ayant la capacité de solubiliser le P in vitro améliore la croissance des plants de fève et de blé en serre (en monoculture et culture mixte). Nous avons aussi noté des réponses différentes à l’effet de l’inoculation selon les combinaisons symbiotiques étudiées fève-rhizobia. Nous avons également montré que les souches de rhizobia peuvent stimuler le transfert d’azote fixé de la fève au blé, ce qui pourrait contribuer de manière significative au processus de facilitation plante-plante dans les cultures en association dans des conditions de sols carencés en phosphore. En plus de ces avantages de l’association, cette pratique culturale n’est pas limitée à un effet trophique (amélioration de la nutrition azotée des plantes), mais pourrait résulter d’interactions microbiennes qui peuvent agir directement sur la croissance du blé (effet PGPR). Les résultats des expérimentations menées en serre et au champ montrent, en effet, que les cultures mixtes stimulent la croissance du blé ainsi que sa nutrition minérale (N et P).Ces résultats soulignent l’utilité de développer ce type de pratiques culturales associant les légumineuses et les céréales et d’utiliser les ressources microbiennes locales dans les agro-écosystèmes afin d’améliorer la production agricole, en réduisant l’utilisation des intrants chimiques coûteux et néfastes pour l’environnement.

Présentation : SUDOC

Page publiée le 3 novembre 2018